La mondialisation est un thème dont on entendra beaucoup parler en ce nouveau siècle. Mondialisation des échanges et de l'économie, mondialisation des mouvements de population, mondialisation des criminalités.
Un auteur québécois, Jean-Jacques Pelletier, a choisi ce thème pour ses romans d'espionnage où le Québec est en vedette.
Voici un extrait de son avant-dernier roman "La chair disparue" qui raconte une lutte impitoyable entre les gouvernements de ce monde et les mafias internationales. Il explique ainsi comment le Québec est le choix idéal pour l'implantation du Centre de coordination financière des mafias du monde regroupées et qui profitent pleinement des opportunités créées par la mondialisation de l'économie et de la logistique qui la supporte. C'est Leonidas Fogg, le chef du Consortium, qui parle et résume les études qui ont fait du Québec la cible (p. 251)
"La proximité des États-Unis est capitale, bien sûr. Le Québec est une porte d'entrée idéale sur les États-Unis : leurs contrôles douaniers sont plus que souples, les services de sécurité locaux ne valent pas la peine qu'on en parle et leur charte des droits et libertés est une véritable bénédiction... Deuxièmement, la région est une pépinière de petites entreprises axées sur l'informatique, les biotechnologies et le traitement des images vidéo. Ces secteurs de pointe, comme vous le savez, sont capitaux pour nos projets. Troisièmement, la relative petitesse du Québec et les difficultés économiques qu'il connaît présentement devraient faciliter notre infiltration dans les principaux lieux de pouvoir de la société. Et si jamais le gouvernement central voulait se mêler de nos affaires, on pourra toujours compter sur le nationalisme des Québécois. Dans une telle éventualité, on devrait assez rapidement être en mesure de s'acheter un pays."
À bon entendeur salut !
Pour une entrevue avec Jean-Jacques Pelletier - dont un nouveau roman sort ce mois-ci (mars 2001), consulter le journal Voir du 1er au 7 mars 2001.
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