Le vieillissement de la population préoccupe les esprits en ce début de siècle. Le milieu de la santé est préoccupé des impacts que l'afflux d'une population vieillissante - les baby-boomers de l'après-guerre - aura sur le personnel et les structures en place.
Au Québec, la Commission Clair a suggéré la création d'une sorte d'assurance-vieillesse dont le fonds accumulé servirait à fournir à la population des services adéquats.
En Europe, dont plusieurs pays sont déjà au seuil d'un renversement de la pyramide démographique, la préoccupation touche tous les milieux tant politiques, économiques que sociaux.
Les démographes notent en effet qu'au cours du XX e siècle, l'espérance de vie a bondi. Le Japon détient la palme avec 74 ans et demi. Elle est de 72 ans au Canada. Si certains estiment que l'espérance moyenne de vie pourrait atteindre les 85 ans d'ici cinquante ans, d'autres rappellent que l'accroissement de l'espérance de vie est surtout venu de la diminution de la mortalité à la naissance et en bas âge. Ils notent cependant une diminution des probabilités de mourir à 80 ans dans plusieurs pays notamment en Scandinavie.
Les rêves d'une longévité encore plus grande ne sont pas loin. Ils se rattachent aux mythes qui, depuis l'origine du monde, nous racontent l'histoire des dieux et déesses immortelles et des humains qui ont voulu aussi atteindre cette immortalité. Pensons seulement au héros Gilgamesh et à sa quête de l'immortalité ou encore aux merveilleuses pommes d'or du jardin des Hespérides.
La Némésis médicale du XXIe siècle, puissante et omniprésente, transforme ces rêves de l'humanité en chapitres d'un plan d'affaires.
La vigilance s'impose.
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