2000 - Les enjeux



    Le cap de l'an 2000 est franchi.

    La rédaction de MétaFuturs ayant décidé de prendre un peu de recul, nous revoici en pleine forme. Ce retrait a certainement permis à nos lecteurs d'éviter les lieux communs que nous aurions pu dupliquer à l'infini à la veille de ce passage très médiatisé. Sans compter les bourdes de toute nature et les erreurs de prévisions.

    Pour ce que nous en sachions, le cap de l'an 2000 s'est relativement bien passé sur la planète. Et les prophètes de malheur ont dû se retrancher dans leurs forteresses mentales paranoïaques.
 
    Jean Larose écrit dans Le Devoir sous le titre On ne part pas : "Le désastre fait plaisir parce qu'il satisfait l'obscure aspiration d'en finir avec la mauvaise histoire, de répudier une fois pour toutes l'héritage impossible de l'humanité et de tout recommencer (...) sans avoirà hériter des problèmes d'avant." Mais c'est un rêve, une impossibilité comme il le dit très justement d'ailleurs : "one ne recommence jamais, la table rase n'est pas une possibilité humaine, ce n'est peut-être même pas une possibilité de la vie."

    Ce passage à l'an 2000 aura été aussi la victoire de la vision populaire versus l'opinion exprimée des scientifiques rappelant que le calendrier dont nous avons hérité ne contenant pas d'année zéro, ce passage à un nouveau siècle et à un nouveau millénaire ne se fera que l'an prochain comme l'explique avec brio l'écrivain scientifique Stephen Jay Gould dans Questioning the Millennium : a Rationalist's Guide to the Meanings of Time and it's Passage.

    En l'an 2000, le monde demeure  incertain. La mondialisation de l'économie se poursuit. La science continue d'avancer à pas de géant, dans le secret des laboratoires. La faim, la pauvreté, l'exclusion n'ont pas été éliminés.

    MétaFuturs a identifié des enjeux majeurs sur lesquels nous reviendrons au cours des prochains mois :
 

    Optimisme ou pessimisme ? Dans son ouvrage magistral sur les mouvements et leur genèse - Genesis (Éd. Ramsay, 1989) - Francesco Alberoni dresse les deux scénarios. Pour que le scénario optimiste se réalise, il mise sur l'accroissement de notre intelligence collective "par le biais de la valorisation des individus et de la responsabilité individuelle". L'allongement de la vie nous permet d'augmenter nos capacités d'apprentissage comme jamais cela fût possible auparavant. L'informatique nous permet aussi d'accroître nos capacités intellectuelles. L'avenir demeure certes incertain mais nous disposons davantage de moyens - malgré les menaces - pour choisir des voies de renaissance qui permettra à l'humanité de survir.

La rédaction
Janvier 2000
 
 
 


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