Depuis le 1er mai 1996, nous avons publié plusieurs textes au futur rendus contemporains par l'actualité.
Ces textes sont repérables via notre index "Pour trouver". Nous innovons maintenant en créant "Les Actualités au Futur" qui met à jour l'information et fait le point sur l'évolution des dossiers qui ont été analysés dans notre lettre. Un lien hypertexte vous permet de référer immédiatement au texte précédemment écrit.
Nous utiliserons aussi cette page pour répondre aux suggestions de nos visiteurs.
Les chercheurs Stan Williams et Phil Kuekes des laboratoires Hewlett-Packard et le chimiste James Heath de l'UCLA viennent de développer un procédé chimique qui pourrait permettre, à terme, d'obtenir des composants électroniques de la taille d'une simple molécule.
C'est un pas vers de nouvelles machines ultra-rapides, en fait 100 milliards de fois plus rapides que les ordinateurs actuels les plus puissants.
Il s'agit d'une véritable avancée vers les ordinateurs moléculaires .
Ils pourront s'intégrer à notre corps, comme sondes qui étudient les fonctions corporelles ou encore en pacemaker ultra-sophistiqué. Ils pourront aussi être un composant d'une montre-bracelet, être cousus dans nos vêtements et même être dissous dans du vernis à ongles.
Les chercheurs ont utilisé des substances chimiques pour faire prendre à certaines molécules possédant les caractéristiques électriques nécessaires une position particulière.
Consommant moins d'énergie, les nouveaux composants pourront
aussi être fabriqués en plus grand nombre pour un coût
équivalent aux coûts actuels de fabrication que les transistors
électroniques actuels.
La Rédaction
Juillet 1999
Une conférence sur l'université virtuelle.
M. Guy Bertrand nous suggère de visiter cette adresse, un complément d'information sur l'université virtuelle.
http://www.uquebec.ca/btse/guybertrand.htm
Nous avons déjà parlé en ces pages du télétravail. Voici qu'une nouvelle étude de la firme américaine Gartner Group indique qu'un million de Canadiens travaillent déjà à la maison, directement à partir de leur ordinateur et qu'ils seront un demi-million de plus en 2001.
Aux États-Unis, ce chiffre passera à 30 millions au tournant de l'an 2000 et nous serons, à l'échelle de la planète, quelque 137 millions de gens dès 2003 à privilégier le télétravail.
C'est le Cefrio qui se fait l'écho de cette étude via son Service d'information stratégique en technologies de l'information .
Nous reviendrons bientôt dans ces pages sur "la fin du travail"
traditionnel alors que le hiatus démographique annoncé par
les démographes commence à se concrétiser, du moins
dans les sociétés occidentales. Les organisations devront
en effet accroître leurs efforts de recrutement et ce dans tous les
secteurs, croyons-nous.
Avril 1999
La rédaction
Rapport sur la crise des océans
La Commission
mondiale indépendante sur les océans (IWCO) vient
de publier son rapport final sur la crise des océans à l'aube
du XXI siècle.
Présidée par l'ancien président du Portugal, M. Mario Soares,
la Commission lance un cri d'alarme dans ce rapport intitulé L'océan,
notre avenir : la "crise de l'océan" est
une menace pour l'humanité.
La Commission identifie trois dangers principaux qui menacent
cette immensité d'eau qui encercle le sol que nous foulons et
sur lequel s'entasse une humanité de plus en plus nombreuse :
d'abord, la surexploitation des ressources halieutiques : le
Canada est directement concerné par cette question alors que
plusieurs communautés de pêcheurs des provinces Maritimes, du
Québec et du Pacifique sont menacées par la disparition des
stocks de poissons et de crustacés
puis, les pollutions de toutes sortes qui touchent
particulièrement les zones côtières mais qui, dans certaines
régions, peuvent prendre des dimensions catastrophiques
enfin, le réchauffement de la planète dû à l'effet de serre
et qui risque de perturber le rôle de régulateur thermique des
océans.
MétaFuturs reviendra sur les solutions avancées par la
Commission mondiale mais d'entrée de jeu, la Commission souhaite
que les préoccupations écologiques priment sur les questions
économiques car il en va de la survie de l'humanité.
Les différentes conventions internationales qui existent déjà
devraient notamment être appliquées dans toutes leurs
dimensions : une recommandation qui pose la question du sérieux
des pays qui signent ces conventions et de l'absence de
surveillance méga-nationale. Voilà une autre porte entrouverte
vers la constitution d'un gouvernement international,
méga-national, terrestre - appelons-le comme nous le voulons.
Monique Dumont
Septembre 1998
Information financière et
désinformation
L'expansion d'Internet inquiète les commissions des valeurs mobilières et les différentes bourses au pays. Les dirigeants du TSE : Toronto Stock Exchange estiment en effet que 60% des sociétés inscrites sur la bourse torontoise exploite un site Web dont elles se servent pour informer leurs actionnaires.
Outre les sites corporatifs comme tels, il y a aussi le danger de la spéculation et de la désinformation via les newsgroups et les chats d'où l'impérieuse nécessité de valider l'information diffusée sur ces réseaux de communications. (Voir l'article de Michel Girard dans La Presse du 27 juin 1998 : "Gare à la supercherie sur Internet").
Si les autorités réglementaires n'ont pas de pouvoir sur les chats et les newsgroups, elles peuvent par contre émettre des directives en ce qui concerne l'information financière diffusée sur les sites corporatifs des sociétés qui sont inscrites à leur bourse. C'est ce que vient de proposer le TSE dans un document publié vendredi le 14 août 1998 (section Market Regulation du site Internet du TSE). Il s'agit d'un document de consultation qui touche tous les aspects de la divulgation financière d'informations et rappelle que l'information financière diffusée sur les sites Internet des sociétés doit respecter les règlements en vigueur.
Tout comme les autres médias, Internet n'est pas à l'abri de la fraude, de la supercherie, de la désinformation. Si un réseau qu'on peut qualifier de sérieux comme CNN se fait prendre dans une affaire de désinformation, les fameux reportages sur l'utilisation du sarin, un gaz neurotoxique, par l'armée américaine au Laos en 1970 (quoique les circonstances entourant cette affaire sont assez mystérieuses), que dire de l'Internet où il est si facile de s'y afficher et d'y écrire les pires bêtises.
Les investisseurs doivent donc être prudents et la recherche de la bonne occasion d'affaires ne doit pas faire oublier les règles élémentaires de prudence...
Août 1998
La Rédaction
Le magazine Futur Présent cesse sa
publication
Il n'y a pas que sur le Web que disparaissent des sites
d'information et de réflexion sur notre société. C'est avec
tristesse que nous voulons souligner la disparition du magazine
d'information sur les perspectives au futur, le magazine Futur
Présent.
Les numéros de Futur Présent étaient toujours riches en
entrevues, en signalement de sources d'information, en textes de
réflexion qui alimentaient nos réflexions. Est-il disparu faute
d'appuis financiers ? Probablement. Nous sommes une petite
société et nos gens (dirigeants et population) ne lisent pas
beaucoup comme le montre la récente étude sur les habitudes de
lecture publiée par le Ministère de la Culture.
Il y a cependant de l'espoir. MétaFuturs poursuit sur sa lancée
- nous sommes proches d'atteindre notre cinq millième visiteur
ce qui est notable pour un site comme MétaFuturs. En outre, l'un
de nos collaborateurs, M. Raymond Vaillancourt, vient d'inaugurer
un site Web sur le thème de la mondialisation et des
incertitudes à l'approche du troisième millénaire: Le
temps de l'incertitude. Nous vous invitons à
l'ajouter à vos signets.
Nous recevons aussi beaucoup de courrier auquel nous n'avons pas
toujours le temps malheureusement de répondre. Mais sachez que
vos remarques et suggestions nous inspirent dans les thèmes et
les pistes de réflexion que nous vous suggérons.
L'Afrique : prendre son destin en
mains...avec des partenaires
Luc Tshombe du Congo-Kinshasa réagit à l'analyse sur Internet et la décentralisation. Originaire du Congo-Kinshasa, il préside une organisation : Pour le Comité africain pour l'intégration qui milite pour un état réellement fédéral mais aussi pour le développement d'Internet en Afrique comme facteur de développement et de démocratie.
L'Afrique, écrit-il, doit prendre son destin entre ses mains mais elle manque de matériel didactique. Il faut donc qu'elle se mette à l'heure des services télématiques pour la télé-éducation. Il faut innover, trouver une autre façon de faire, faire en sorte que les activités soient décentralisées et prises en main par les gens du milieu.
Les Collectivités Chefferies, des entités politico-administratives décentralisées présidées par les chefs coutumiers, ont donc mandaté notre correspondant afin qu'il trouve des partenaires, privés ou publics, pour créer des centres ruraux pilotes munis de services de communications modernes.
Avis de recherche est donc lancé à travers la cyber-toile des visiteurs du site MétaFuturs.
Décembre 1997
La téléphonie locale : finie la
réglementation
Après la déréglementation dans le secteur de l'interurbain, le CRTC vient d'approuver une démarche similaire dans le secteur de la téléphonie locale.
La déréglementation dans le secteur interurbain a suscité une baisse générale des prix dont les entreprises, grandes consommatrices, ont surtout profité. La déréglementation de la téléphonie locale touche tout le monde et les observateurs s'attendent à une hausse des prix. Pourquoi ? Parce que la téléphonie locale est sous-tarifée et a toujours été financée à la fois par la téléphonie d'affaires et par les interurbains.
Si dans les grands centres urbains, la hausse risque d'être moins importante, il en sera probablement autrement dans les régions plus éloignées.
Concrètement, Bell Canada devra fournir ses insfrastructures aux concurrents moyennant une contrepartie raisonnable; entretemps, le CRTC l'autorise à hausser ses tarifs locaux jusqu'à un maximum de 3,00 $ ... une hausse concrète pour le consommateur dès janvier 1998.
Le téléphone est un outil essentiel de communications dans une société de l'information. Combien y aura-t-il d'exclus ?
Procréa BioSciences : le nouveau nom de
l'Institut de médecine de la reproduction de Montréal
L'institut de médecine de la reproduction de Montréal change de nom et devient Procréa BioSciences. Le site Web de l'Institut n'a pas encore été changé mais ca ne devrait pas tarder.
Dans la foulée de cette annonce, l'entreprise annonce une nouvelle technique qui permet de traiter l'infertilité masculine en prélevant directement dans le testicule les spermatozoides destinés à féconder l'ovule (Voir Le Devoir, 18 avril 1997).
L'entreprise s'est alliée avec des spécialistes belges de l'Université libre de Bruxelles pour développer cette technique.
Développement local : Le
gouvernement annonce ses couleurs
Le gouvernement annonce ses couleurs et publie sa Politique de soutien au développement local et régional
La Politique énonce un certain nombre de principes à la base de la démarche soit :
Internet jouera-t-il un rôle dans la réalisation de cette politique, comme outil de solidarité, d'information et de communication ? Il faut espérer que les CRD (conseils régionaux de développement) auront des enveloppes budgétaires qui appuieront de tels projets....
Monique Dumont
Éditrice
La Commission de la culture publie son
rapport sur l'inforoute
Les audiences de la Commission de la Culture s'étaient tenues à l'automne 1996 (Voir le mémoire présenté par Monique Dumont) et portaient sur différents thèmes liés à l'inforoute.
Le Rapport se penche sur quatre aspects de l'inforoute :
a. Les enjeux linguistiques et culturels
Le Rapport de la Commission s'attarde sur trois types d'actions soit a) accroître les contenus francophones de qualité b) développer des outils informatisés de traitement de la langue c) établir des alliances stratégiques favorables à la diversité linguistique.
En matière de culture, la Commission recommande d'assurer une large diffusion des produits culturels québécois. Elle met donc l'accent sur la numérisation des oeuvres et du patrimoine québécois.
La Commission est très prudente en matière de droits d'auteur et la seule recommandation qu'elle fait est d'étudier la possibilité que le gouvernement renonce à exiger des redevances pour la consultation sur l'inforoute ou le téléchargement de documents publics.
b. Les enjeux démocratiques
Parlant d'accessibilité à l'inforoute, la Commission recommande notamment de multiplier les points d'accès à l'inforoute notamment dans les bibliothèques publiques et d'accorder une priorité aux personnes qui auraient davantage de difficultés d'accès par exemple les personnes à faible revenu.
Sur la question de la protection de la vie privée, la Commission fait une recommandation générale, très générale même, que les ministères et organismes soient prudents et fassent un examen attentif des renseignements qui circulent sur l'inforoute.
En matière de protection du consommateur, la Commission ne fait que suggérer la participation à des forums internationaux sur le commerce international.
Puis concernant l'égalité et le respect de la dignité de la personne, la Commission suggère la mise au point de programmes éducatifs et l'implication des écoles et des bibliothèques publiques.
Enfin sur l'inforoute et la démocratie, la Commission fait différentes recommandations afin d'accroître la solidarité.
c. Les quatre champs privilégiés d'application
La Commission fait quelques recommandations relatives aux quatre champs d'application privilégiés. En éducation, elle souhaite une enseignement des technologies dans le cursus des élèves et l'informatisation accélérée des écoles. En santé, elle privilégie la télé-médecine, suggère une révision juridique de la pratique médicale considérant l'introduction des nouvelles technologies et souhaite un débat sur la carte-santé à puce. Dans le domaine du travail, elle recommande une meilleure protection des télétravailleurs. Enfin, en matière d'aménagement du territoire et de développement des régions, elle voit un rôle majeur pour l'inforoute et suggère une accélération des investissements.
d. Les acteurs dont l'État
En dernier lieu, la Commission se penche sur le rôle de l'État et des autres acteurs comme les corporations professionnelles ou les entreprises.
En conclusion, c'est un Rapport qui fait un rapide survol de quelques questions sur l'inforoute en restant un peu trop à la surface des choses par exemple dans le domaine de la protection de la vie privée, du commerce électronique ou du rôle de l'État. Les aspects financiers de l'inforoute sont à peu près négligés dans leur ensemble.
Août 1997