Les Laurentides sous la neige

16 mm, couleurs, 14 minutes 8 secondes, 1961

L'Office de publicité de la province de Québec, par son Service de ciné-photographie présente Les Laurentides sous la neige. Une production Omega Productions Inc., Montréal. Mise en scène : Henri Michaud. Scénario : Michel Vergnes. Photographie : Denis Mason. Son: Jack Burman, Y. Nicolov. [Générique de fin] Fin. Les Laurentides sous la neige. Distribué par le Service de Ciné-Photographie de la province de Québec.

Notes : N'apparaît pas au générique : Narrateur : Raymond Laplante.
Ce film possède son complément avec Etés laurentiens de la même équipe.

Tournage : Hiver 1960, en différents endroits des Laurentides, au nord de Montréal.
Coût : 11 000 $ (comprend une version anglaise)
Copie : Archives nationales du Québec

Analyse

Résumé : Par la belle autoroute neuve partant de Montréal, des vacanciers arrivent dans les chics hôtels des Laurentides. C'est surtout le ski qui les attire, mais il ne faut pas oublier les glissades, les sports d'intérieur comme la piscine ou le ping pong, le bar, la gastronomie, les salons de beauté. On termine le tout au carnaval de Sainte-Agathe avec ses courses de traineaux à chiens, sa fanfare, ses danses carrées et son feu d'artifice.

Sujets et thèmes : Sports d'hiver, Laurentides, Sainte-Agathe, ski, gastronomie, danse de folklore, traîneaux à chiens, carnaval.

Traitement : Ce documentaire de propagande touristique se compose d'images muettes accompagnées d'un commentaire descriptif en général redondant et d'une musique stéréotypée. Les très nombreuses scènes, à l'extérieur comme à l'intérieur, en sont courtes et présentent des plans brefs et variés. Son rythme vivant retient l'attention du spectateur.

Contenu : Comme son complément estival, ce film publicitaire cherche à amener des touristes dans les Laurentides. Il en présente donc un portrait idéal, séduisant pour tous. En ce sens, il réalise bien son objectif. Toutefois, le narrateur a beau affirmer que chacun peut y trouver un hébergement selon ses moyens, on ne montre que des hôtels et auberges plutôt luxueux ne recevant que les bien nantis.
Tout étant centré sur le touriste, on n'y apprend rien sur la population de cette région ni sur les autres aspects de son économie. Les habitants ne semblent exister que pour le service aux vacanciers. Toute référence sociologique y est écartée. C'est surtout avec des éléments folkloriques (danses carrés, gastronomie au sirop d'érable) qu'on y symbolise la fête. La modernisation du Québec ne renvoie ici qu'aux remonte-pentes plus rapides! Anachronique dans son traitement comme dans son orientation (tourisme élitiste et riche), ce film se situe complètement en marge du Québec des années 60.