Fred Barry comédien . Un film de Claude Jutra. [Générique de fin] Scénario et réalisation : Claude Jutra. Images : Michel Brault assisté de Michel Régnier. Son : André Hourlier assisté de : Jean-Guy Normandin. Montage : Camil Adam. Mixage : Ron Alexander. Trame sonore : Bernard Bordeleau, Maurice Blackburn. La documentation nous a été gracieusement fournie par : M. Gratien Gélinas, M. Henri Deyglun, Mily Morice, Mme Marthe Thierry, M. Jean Béraud, M. J. R. Tremblay. Directeur de production : Léonard Forest. Directeur du montage : Victor Jobin. Profils et Paysages. Une production de l'Office national du film. Canada. MCMLIX.
Note : N'apparaît pas au générique : Avec : Fred Barry, Henri Deyglun, Gratien Gélinas, Germaine Giroux, Ernest et Fanny Tremblay.
Tournage : En octobre 1958, à Montréal
Coût : 4 777 $
Titre de travail : Fred Barry
Copie : ONF archives, Cinémathèque municipale de Montréal
Analyse
Résumé : Des comédiens plus très jeunes arrivent dans les coulisses d'un théâtre. Fred Barry vient les rejoindre. Ensemble, ils évoquent de vieux souvenirs de la carrière du célèbre acteur, agrémentés de beaucoup de photographies et d'extraits du film Tit-Coq de Gratien Gélinas.
Sujets et thèmes : Théâtre, rôles, scène, amitié, vieillesse, souvenir, photographie, Albert Duquesne, Henri Deyglun, Gratien Gélinas, Germaine Giroux, Ernest et Fanny Tremblay, cinéma, Tit-Coq.
Traitement : Ce documentaire de facture traditionnelle met conventionnellement en scène une réunion de vieux camarades pour vider une bouteille avec le héros du film et pour leur fournir l'occasion d'apporter un témoignage. Un narrateur raconte les grands moments de sa vie. Fred Barry lui-même, très âgé et à l'élocution un peu difficile, prend peu la parole. Les photographies sont filmées d'une façon banale, sans travail cinématographique sur elles (comme Low et Koenig l'avaient fait avec City of Gold ). Un extrait du film Tit-Coq procure un bon moment.
Contenu : Tout le film est centré sur Fred Barry et sa longue carrière théâtrale et radiophonique qui débute avec le siècle et se poursuit jusque dans les années 50. Des dizaines de photographies ou d'affiches rappellent ses principaux rôles. Sa participation au Maria Chapdelaine de Duvivier (1935) est mentionnée, mais ce film n'est pas cité. On voit cependant des scènes de Tit-Coq. On y rencontre aussi des vieux amis qui furent aussi des personnalités importantes de la scène : Henri Deyglun, Gratien Gélinas, Germaine Giroux, Ernest et Fanny Tremblay, mais ils ne sont là que pour rendre hommage au vieux maître. La carrière d'Albert Duquesne, un de ses vieux compagnons de route, est aussi évoquée. A travers Barry, on devine toute une histoire du théâtre. Mais il faut vraiment la deviner, car Jutra ne tente jamais de replacer cette carrière dans une histoire de la scène ni de situer celle-ci dans le contexte global du Québec. Nous avons donc un film tourné vers le passé pour inscrire un grand personnage dans l'´albumª, mais qui ne s'en fait pas historien ni n'en tire de leçons pour le présent.
Bibliographie
VERONNEAU, Pierre, et autres, ´40 ans de cinéma à l'Office national du filmª, Copie Zéro, 2, 1979, p. 20.