Ciné-crime

16 mm, n. & b., 8 minutes 41 secondes, 1968

Les éléments visuels et la bande sonore de ce film sont les points de repère d'une histoire qui doit être complétée selon la fantaisie de votre imagination. Au cours d'une manifestation populaire, il se produit un incident dramatique... Canada. Office national du film. Ciné-crime . Un film de Maurice Blackburn. [Générique de fin] Fin. Animation sur ´écran d'épinglesª selon le procédé Alexandre Alexeieff. Mixage : Roger Lamoureux. Ciné-crime . Production : Office national du film. © L'Office national du film du Canada. MCMLXVIII.

Coût : 28 892 $
Copie : ONF archives, Cinémathèque municipale de Montréal

Analyse

Résumé et traitement : Sur l'écran d'épingles Alexeieff apparaissent quelques mots : ´Et après... non... ça fait ploufª. Se succèdent des images plus ou moins abstraites de mains, escaliers, panneaux de signalisation, bâtons de dynamite (?) ou de policier, soleil qui explose, barreaux de prison, spirale, etc., pendant que des bruits de sirènes, de pas en fuite, de sons électro-acoustiques contribuent à créer une atmosphère étrange. Comme l'indique le générique, chacun peut composer une histoire à l'aide de ces points de repère. Voici celle que propose Louise Carrière: ´Dans les villes, nous sommes menacés par des événements de toutes sortes (...). La ville tumultueuse de coups de sifflets, de bruits de poursuite et de sirène s'active un moment pour arrêter un voleur. Peine perdue car bientôt l'apathie gagne chacun et le coupable disparaît à jamais. Curieux univers où le désintéressement cède vite sa place à la lâchetéª. (1, p. 35). Dans ce film expérimental, les images, qui ne prennent que rarement des contours bien définis, ne sont pas sur le même plan que la bande-son, très réaliste.

Sujets et thèmes : Fantaisie, ville, expérimentation.

Contenu : Blackburn est célèbre pour la musique de beaucoup de films documentaires ou de fiction de l'ONF. Il a joué de tous les styles, des plus classiques aux plus modernes. Ici, il plonge résolument dans la modernité en fabriquant une bande son qui mêle bruits naturels à sons électro-acoustiques. Il crée une petite fantaisie sonore amusante mais réussit mal la synthèse avec les images trop schématiques qu'il crée sur l'écran d'épingles. Cela donne un petit film qui n'offre que l'intérêt de son caractère expérimental.

Bibliographie

1. CARRIERE, Louise, et autres, Portrait d'un studio d'animation, L'art et le cinéma image par image, 1983, p. 35.