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La souveraineté est la seule voie qui reste aux Québécois
et Québécoises. De nombreux souverainistes ont été,
à un moment ou à un autre, des fédéralistes
convaincus. C'est face à l'intransigeance du Canada anglais
qu'ils ont dû se résoudre à privilégier
l'option souverainiste. Mais la plupart d'entre eux sont encore
favorables à une association économique entre le
Canada et le Québec, et ils voient en principe d'un bon
oeil le fédéralisme à l'européenne.
Par contre, l'option fédéraliste actuelle se résume,
qu'on le veuille ou non, au statu quo. Après plus
de trente ans d'échecs constitutionnels répétés,
défendre le système fédéral actuel
et n'être même pas en mesure de concevoir le caractère
plausible et légitime de la souveraineté du Québec,
c'est se braquer dans un refus obstiné à l'égard
de tout changement. Cela équivaut à se ranger du
côté de l'establishment, de la vieille garde,
de l'inertie. En dépit de tous les échecs constitutionnels
répétés, les tenants du NON ne sont pas encore
capables d'accepter le caractère raisonnable de la position
adverse, contrairement aux tenants du OUI qui conçoivent
bien la faisabilité de principe d'un fédéralisme
multinational. Les tenants du NON montrent ainsi leur dogmatisme.
Si le camp du OUI se présente comme "le camp du changement",
c'est parce que rien n'est proposé comme projet par les
tenants du NON. Certains ont signalé qu'il s'agit d'une
position semblable à celle adoptée par les souverainistes
à l'époque du référendum portant sur
l'accord de Charlottetown en 1992. Ces derniers ne voulaient pas
alors que leur option soit discutée, et c'est dans le même
esprit que les tenants du NON prétendent ne pas avoir à
discuter de leur option à l'occasion du référendum
de 1995. Mais il y a une différence majeure. Les souverainistes
avaient une option de rechange et voulaient seulement faire porter
la discussion sur la question référendaire, tandis
que les tenants du NON en 1995 n'ont pas de proposition de rechange.
Il serait illusoire de croire que le NON pourra donner lieu à
une réforme constitutionnelle susceptible de satisfaire
les aspirations du Québec. Il ne faut pas croire que des
décisions référendaires n'ont pas d'impact
dans la réalité. L'échec référendaire
de 1980 a entraîné le rapatriement de la Constitution
contre la volonté du Québec. L'échec de Meech
a entraîné une nette remontée dans les intentions
de vote souverainistes. L'échec du référendum
de Charlottetown a entraîné l'élection de
54 députés du Bloc Québécois, et ensuite
la victoire du gouvernement souverainiste à Québec.
Comment peut-on penser que le Canada interprèterait une
victoire du NON comme une volonté de changement, alors
que les Québécois et Québécoises savent
tous maintenant que le NON de 1980 a entraîné un
ressac sans précédent?
Il se peut qu'à la suite d'un OUI au référendum,
le gouvernement fédéral déclenche des élections
et que, fort d'un appui renouvelé de la part de la population
canadienne, il cherche à négocier sur de nouvelles
bases en concédant le minimum au Québec. En outre,
on ne peut pas exclure la possibilité d'un second référendum
pancanadien, qui chercherait à annuler les effets du OUI.
Mais même s'il avait toutes ces conséquences, un
vote favorable à l'option souverainiste placerait le Québec
dans un rapport de force qui, pour la première fois, serait
à son avantage. Aussi, il est désolant de voir des
Québécois et Québécoises s'afficher
sans réserve et sans nuance en faveur du NON.
L'option souverainiste constitue une option progressiste dans
la conjoncture présente. Elle se démarque de l'ancienne
gauche par son ouverture à l'égard du nationalisme,
de la libéralisation des échanges, de la décentralisation,
et d'une réforme des programmes sociaux qui tienne compte
des générations futures. Mais elle s'inscrit aussi
dans le prolongement d'une approche qui vise à tempérer
le néo-libéralisme économique. Ce dernier
se caractérise par son individualisme et il néglige
l'importance de la communauté. Il vante les mérites
de la globalisation sans nuance et sans souci de justice. Enfin,
il présente l'économie de façon déterministe,
comme s'il s'agissait d'une réalité contre laquelle
les individus ne peuvent rien. L'option souverainiste, au contraire,
accorde de l'importance à l'appartenance communautaire,
à la solidarité, à la justice et à
l'équité, et elle est animée par la conviction
profonde que les individus peuvent imprimer leur volonté
politique dans la réalité et influencer le cours
des choses.
Le gouvernement fédéral n'a cessé de dire
que les véritables problèmes concernaient l'économie
et non la Constitution. La question nationale serait, selon cette
perspective, à reléguer aux oubliettes, et la seule
chose qui importe est l'emploi. Mais comme on l'a fait valoir
à plusieurs reprises, la solidarité nationale joue
un rôle crucial pour l'emploi. Elle permet la création
d'une concertation entre les différents agents socio-économiques,
et elle contribue à créer des synergies locales.
Elle rend possible une meilleure collaboration entre tous. Elle
joue un rôle dans la transmission des informations. Elle
permet la mise en place spontanée d'une politique d'achat
chez nous. Elle permet de retenir chez nous une main-d'oeuvre
qualifiée. Tout cela ne peut que contribuer à favoriser
l'innovation technologique et une agglomération des entreprises.
Elle permettrait aussi de rapatrier notre dette et d'exploiter
notre épargne nationale pour financer nos programmes. Cette
solidarité nationale peut, en somme, contribuer à
nous rapprocher d'une autre solidarité, celle qui cherche
à combattre le chômage et l'exclusion. Il faut de
la solidarité nationale pour espérer obtenir une
solidarité conduisant au partage du travail, à une
politique de plein emploi et à l'élimination des
écarts entre les plus pauvres et les plus riches dans notre
société. En somme, le nationalisme politique peut,
lorsqu'il est démocratique comme c'est le cas au Québec,
donner lieu à un nationalisme économique et nous
aider à lutter contre le chômage et les inégalités.
Voilà donc quelques-unes des raisons qui nous poussent
à favoriser la souveraineté du Québec. La
souveraineté politique annonce la victoire des peuples
contre les États qui cherchent à nier leur existence.
Elle est une condition nécessaire pour qu'adviennent de
véritables entités supranationales qui respectent
le principe de subsidiarité. La démarche souverainiste
québécoise est donc pleinement justifiée.
Elle sera aussi pleinement légitime si, comme nous le voulons,
elle reconnaît les droits collectifs des peuples autochtones
et ceux de la communauté québécoise d'expression
anglaise, et que ces droits soit enchâssés dans la
future constitution d'un Québec souverain.
Nous croyons que les arguments qui précèdent prouvent
le bien-fondé et le caractère démocratique
de l'option souverainiste. Nous espérons convaincre les
indécis ou les sceptiques qui se demandent s'il y a encore
de bons arguments pour faire la souveraineté. Nous pensons
même que nos arguments peuvent ébranler les convictions
de nos concitoyens qui, jusqu'à maintenant, ont en toute
sincérité privilégié l'option fédéraliste.
L'accession du Québec à la souveraineté politique
n'est pas une panacée. Elle n'est pas la solution à
tous nos maux. Le chemin est semé d'embûches, et
il y aura des tiraillements et des épreuves de force entre
les différents groupes dans notre société.
De plus, le problème de l'assainissement des finances publiques
se posera avec la même acuité que dans le système
fédéral. Mais nous pensons que la souveraineté
constitue en ce moment la seule option viable. Un NON affaiblirait
considérablement et peut-être même irrémédiablement
le Québec.
Les intellectuels doivent prendre part de manière active
à ce débat décisif pour l'avenir du Québec.
Notre rôle est peut-être modeste mais il n'est pas
négligeable. Car si les intellectuels ont une fonction
sociale et une responsabilité, n'est-ce pas justement d'intervenir
dans les moments difficiles de l'histoire? Nous croyons à
la souveraineté et c'est pour cette raison que nous lançons
un appel à tous les intellectuels pour qu'ils se rassemblent
autour de ce projet.
Table des matières
- Nous voulons
remercier pour leur commentaires Rose-Marie ARBOUR, Charles CASTONGUAY,
Pierre DE BELLEFEUILLE, Jean-Luc DION, Gilles DOSTALER, Bernard
ÉLIE, Alain G. GAGNON, Pierre GENDRON, Pierre-Paul PROULX
et Michel SARRA-BOURNET.
- Ce point
de vue est développé par Michel SEYMOUR, " La
nation en question ", Le Devoir, 7 et 8 juillet
1995.
- Voir par
exemple Vera KLOPCIC, " Le droit des langues dans l'ex-Yougoslavie ",
dans Les minorités en Europe, sous la direction
de Henri Giordan, Paris, Éditions Kimé, 1992, 325-341;
voir en particulier aux pages 326 et 327.
- Dans la
suite de ce texte, nous emploierons l'expression " Canadien
anglais " pour désigner l'un des peuples fondateurs
du Canada. Ce peuple se distingue du peuple québécois,
du peuple acadien et des Premières Nations. Il est clair
qu'il s'agit d'un groupe multiethnique et multiculturel qui inclut
la minorité nationale canadienne-française. En somme,
nous voulons désigner un peuple conformément à
la définition proposée plus haut, et non une nation
au sens ethnique de l'expression.
- Stéphane
DION, " Les avantages du Québec fédéré ",
Choix, série Québec-Canada, Vol. 1, no 7,
1995, p. 22.
- Voir " Les
immigrants sauvent encore la mise ", Le Devoir,
5 août 1994, p. A-2.
- Voir Josée
LEGAULT, " Le Québec n'est plus maître
chez lui ", Le Devoir, 8-9 avril 1995, p. A-13.
- Voir Charles
CASTONGUAY, " La progression de la francisation des
allophones demeure très lente au Québec ",
La Presse, 2 juin 1994.
- Voir Charles
CASTONGUAY, " La langue en question ", Le
Devoir, 11 janvier 1994.
- Voir Charles
CASTONGUAY, " La progression de la francisation des
allophones demeure très lente au Québec ",
La Presse, 2 juin 1994.
- Voir Charles
CASTONGUAY, " La progression de la francisation des
allophones demeure très lente au Québec ",
La Presse, 2 juin 1994.
- Voir Marc
TERMOTE, L'avenir démolinguistique du Québec
et de ses régions, Sainte-Foy, Les publications du
Québec, 1994, p. 239.
- Toutes
les raisons mentionnées plus haut sont très souvent
invoquées simultanément par Joseph CLARK ;
voir par exemple " A Decentralized Canada is Possible ",
Options politiques, IRPP, Vol. 16, no 3, 1995, p. 5.
- Robert
LÉVESQUE, " Une saison par quatre ",
Le Devoir, 13 juin 1995, p. B8.
- Voir Stéphane
DION, " Les avantages du Québec fédéré ",
Choix, série Québec-Canada, Vol. 1, no 7,
1995, p. 13.
- Les Canadiens
anglais sont très peu nombreux à admettre l'existence
du peuple canadien anglais, mais l'idée fait lentement
son chemin. Voir, par exemple, Philip RESNICK, Thinking English
Canada, Toronto, Stoddart, 1994.
- Nous remercions
tout particulièrement Michel SARRA-BOURNET pour sa contribution
à ce chapitre.
- Cité dans Réal BÉLANGER,
Wilfrid Laurier. Quand la politique devient passion. Québec,
Presses de l'université Laval, 1986, p. 449.
- Bouthros BOUTHROS-GHALI, " Unies
mais souveraines ", Le Devoir, 27 mai 1992.
- Voir David M. BROWN, " Efficiency,
Capital Mobility, and the Economic Union ", dans David
M. BROWN, Fred LAZAR and Daniel SCHWANEN, Free to Move. Strenghtening
the Canadian Economic Union, The Canada Round : A Series
on the Economics of Constitutional Renewal, no. 14, John McCallum,
Series Editor, Winnipeg, C.D. Howe Institute, voir p. 47-48.
- Le Devoir,
18 août 1995, p. A2 ; voir aussi Pierre GRAVELINE,
Le Devoir, 24 août 1995, et l'étude no 5, réalisée
par Charles CASTONGUAY pour le Secrétariat à la
restructuration.
- Voir Bernard ÉLIE, " Nationalisons
la dette ", Le Temps fou, no 4, juin-août
95, p. 13-14; il s'agit d'une version abrégée et
résumée d'une étude faite pour le compte
de la CSN; voir La dette publique du Québec, CSN, 11 décembre
1994.
- Cité notamment par Richard
LANGLOIS, Pour en finir avec l'économisme, Montréal,
Boréal, 1995, p. 127. Même si, dans la version publiée,
l'étude ne contient plus ces chiffres, les conclusions
essentielles restent les mêmes. Voir H. MIMOTO et P. CROSS,
" The Growth of the Federal Debt ", Canadian
Economic Observer, juin 1991.
- Voir Bernard ÉLIE, " Nationalisons
la dette ", Le Temps fou, no 4, juin-août
95, p. 13-14.
- Voir François VAILLANCOURT,
" Les transferts fédéraux-provinciaux
au Canada ", Étude no 3, L'avenir dans un
Québec souverain, Gouvernement du Québec, 1995.
- Voir par exemple Stéphane
DION, Le Devoir, 3 mars 1995.
- Voir David M. BROWN, " Efficiency,
Capital Mobility, and the Economic Union ", dans David
M. BROWN, Fred LAZAR and Daniel SCHWANEN, Free to Move. Strenghtening
the Canadian Economic Union, The Canada Round : A Series
on the Economics of Constitutional Renewal, no. 14, John McCallum,
Series Editor, Winnipeg, C.D. Howe Institute, p. 67 à 72.
- Voir par exemple Armand de MESTRAL,
" La structure de l'association économique Québec-Canada ",
Choix, série Québec-Canada, IRPP, vol. 1,
no 6, p. 4-20.
- François ROCHER, " L'environnement
commercial d'un Québec souverain ", Choix, série
Québec-Canada, vol. 1, no 6, 1995, p. 21-47; voir p. 33.
Certains mettent d'ailleurs en doute l'efficacité de l'enchâssement
dans la Constitution de clauses garantissant la mobilité
des capitaux, des biens, des services
et des personnes; voir David M. BROWN, " Efficiency,
Capital Mobility, and the Economic Union ", dans David
M. BROWN, Fred LAZAR and Daniel SCHWANEN, Free to Move. Strenghtening
the Canadian Economic Union, The Canada Round : A Series
on the Economics of Constitutional Renewal, no. 14, John McCallum,
Series Editor, Winnipeg, C.D. Howe Institute.
- François ROCHER, " L'environnement
commercial d'un Québec souverain ", Choix, série
Québec-Canada, vol. 1, no 6, 1995, p. 31.
- Michael E. PORTER, L'avantage
concurrentiel des nations, Paris, Éditions du Renouveau
pédagogique, 1993, p. 19-20.
- Voir le Guide de participation
aux Commissions sur l'avenir du Québec.
- Stéphane DION, " Les
avantages du Québec fédéré ",
Choix, série Québec-Canada, Vol. 1, no 7,
1995, p. 14.
- Justice et démocratie,
Paris, Seuil, 1993, p. 350-351. Voir aussi John RAWLS, " The
Law of Peoples ", dans Stephen SHUTE et Susan HURLEY
(éd.), On Human Rights, the Oxford Amnesty Lectures
1993, New York, Basic Books, 1993.
- Voir " The Distribution
of Federal Spending and Revenue by Province: Implications for
Ontario and Other Provinces ", Paper number 1, vol.
1, préparé par Informetrica pour le ministère
des Affaires intergouvernementales, Gouvernement de l'Ontario,
novembre 1993.
- Peter LESLIE, dans " The
Fiscal Crisis of Canadian Federalism ", dans Peter M.
LESLIE, Kenneth NORRIE et Irene K. IP, A Partnership in Trouble:
Renegociating Fiscal Federalism, Toronto, Institut C.D. Howe,
1993, p. 1-86.
- " Government Deficits
and Surpluses by Provinces, 1992 ", Revue fiscale
canadienne, vol. 42, no 2, 1994, p. 567-577.
- Voir Pierre-Paul PROULX, " Les
implications économiques d'un Québec souverain ",
Choix, série Québec-Canada, vol. 1, no 11,
juin 1995, p. 21-36; voir spécialement p. 32-33.
- " The Provincial Distribution
of Federal Fiscal Balances ", Canadian Business Economics,
vol. 3, no 2, 1995, p. 3-22.
- Pierre-Paul PROULX, " Les
implications économiques d'un Québec souverain ",
Choix, série Québec-Canada, vol. 1, no 11,
juin 1995, p. 33.
- Voir MANSELL et SCHENKLER, A
Regional Analysis of Fiscal Balance Under Existing and Alternative
Constitutional Arrangements, Calgary, University of Calgary,
1992. Pour une critique, voir Claude LAMONDE et Jacques BOLDUC,
Le partage des actifs et des passifs du gouvernement du Canada,
Québec, Les Publication du Québec, 1995, p. 24.
- Pierre-Paul PROULX, " Les
implications économiques d'un Québec souverain ",
Choix, série Québec-Canada, vol. 1, no 11,
juin 1995, p. 32.
- Claude LAMONDE et Jacques BOLDUC,
Le partage des actifs et des passifs du gouvernement du Canada,
Québec, Les Publication du Québec, 1995.
- Claude LAMONDE et Jacques BOLDUC,
Le partage des actifs et des passifs du gouvernement du Canada,
Québec, Les Publication du Québec, 1995, p. 56.
- Claude LAMONDE et Jacques BOLDUC,
Le partage des actifs et des passifs du gouvernement du Canada,
Québec, Les Publication du Québec, 1995, p. 56-57.
- Claude LAMONDE et Jacques BOLDUC,
Le partage des actifs et des passifs du gouvernement du Canada,
Québec, Les Publication du Québec, 1995, p. 58.
- Claude LAMONDE et Jacques BOLDUC,
Le partage des actifs et des passifs du gouvernement du Canada,
Québec, Les Publication du Québec, 1995.
- Marcel CÔTÉ et John
McCALLUM, Québec/Canada: les coûts de la rupture,
Montréal, Groupe Secor, septembre 1992.
- Voir L'impact du passage à
la souveraineté sur le déficit budgétaire
du Québec, document soumis à la Commission Bélanger-Campeau.
- Voir Une réflexion critique,
Toronto, Institut C.D. Howe, 1991, p. 105-115.
- La Presse,
14 et 15 mars 1995.
- Ces positions sont exprimées
notamment par Patrick J. MONAHAN, " La sécession
du Québec: considérations juridiques et politiques ",
Choix, série Québec-Canada, IRPP, vol. 1,
no 12, p. 4-24.
- Rapport rédigé à
l'intention de la Commission d'étude des questions afférentes
à l'accession du Québec à la souveraineté.
- Rapport rédigé à
l'intention de la Commission d'étude des questions afférentes
à l'accession du Québec à la souveraineté,
p. 14.
- Voir la Conférence pour
la paix en Yougoslavie, Commission d'arbitrage, " Avis
no 3 ", p. 268-269, cité par MONAHAN, " La
sécession du Québec: considérations juridiques
et politiques ", Choix, série Québec-Canada,
IRPP, vol. 1, no 12, p. 15.
Table des matières
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