Réaction au projet de loi de Dion-Chrétien

Madame Québec a un mari possessif


Madame, si jamais elle entendait prendre ses distances avec son partenaire, devrait au préalable obtenir de celui-ci son accord pour la formulation de ses intentions afin que celles-ci soient claires aux yeux de monsieur. Puis, si elle persévérait dans cette direction, elle devrait le lui dire d'une voix plus que forte où seule la rupture complète et définitive serait envisageable. Elle devrait ensuite accepter de se soumettre à un examen psychiatrique auprès d'un spécialiste choisi par son conjoint. Seulement si elle n'échouait pas à cette évaluation de son équilibre mental, pourrait-elle poursuivre dans sa démarche. Cependant, avant de procéder, elle devrait avoir obtenu l'autorisation de tous les membres de sa belle-famille sans exception... et encore là, elle ne serait pas certaine d'avoir le droit de partir avec tous ses biens. Il est clair que madame peut mettre fin à une relation désagréable avec monsieur, mais seulement en suivant cette voie tracée par lui... même si ce dernier la méprise depuis 18 ans, refusant de la reconnaître pour ce qu'elle est.

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Pierre-Alain Cotnoir
16.12.99