Bulletin de l'Institut d'histoire de l'Amérique française
Numéro 37, printemps 2000
 
Le mot du président
Pour une politique du patrimoine culturel
Les études patrimoniales
Les postes de professeurs d'histoire dans les universités québécoises depuis 1990
Le bogue de l'an 2000 frappe l'Institut!
Un retour sur le Congrès de Trois-Rivières
Le Salon national d'histoire et de patrimoine (Trois-Rivières)
Un Comité étudiant bouillonnant d'idées
La rénovation du site internet
Nouveau directeur à la RHAF
Les prix de l'Institut
Nouvelles de la Fondation Lionel-Groulx
L'histoire des relations internationales du Canada sur le WEB
27e Colloque de la Société d'histoire coloniale française
Le Congrès de Montréal


LE MOT DU PRÉSIDENT

Nous sommes dans une période faste pour l'histoire. Au Québec en tout cas, avec ce nouveau canal Historia, qui est apparu sur le câble en février 2000 et auquel plusieurs historiens et historiennes ont apporté leur contribution. Je pense aussi au colloque sur la Révolution tranquille, dans la série des grands colloques sur les leaders contemporains organisés par l'UQAM, qui a connu un franc succès à la fin mars, ainsi qu'à l'ouvrage Penser la nation québécoise, fruit de réflexions publiées dans Le Devoir durant l'été. Sans oublier l'avènement du millénaire, qui a donné lieu à toutes sortes de réflexions de caractère historique, ce qui continuera sans doute en décembre prochain, quand on se rendra compte qu'on arrive vraiment au XXIe siècle! Tout cela contribue à créer un contexte favorable à l'histoire.

Et je ne parle même pas des nouveaux programmes d'histoire au secondaire, alors que l'histoire deviendra obligatoire à chaque niveau (une grande nouveauté souhaitée depuis longtemps). Songeons aussi au Salon national d'histoire et du patrimoine tenu à Trois-Rivières en mai (voir article plus loin).

À l'IHAF, nous avons aussi beaucoup de nouveau. Les élections d'octobre 1999 au Conseil d'administration ont amené du sang neuf: vous avez déjà pu découvrir les noms en ouvrant le dernier numéro de la Revue. Beaucoup de nouvelles figures, par conséquent, à l'exécutif, où la ville de Québec tient le haut du pavé, avec Marc Vallières comme vice-président (et vous verrez plus bas qu'il ne chôme guère...), Jocelyn Saint-Pierre, historien à la Bibliothèque du Parlement, qui fait office de trésorier, et Paul Aubin, qui assure la continuité avec l'ancien exécutif au poste de secrétaire. Le président, je vous l'annonce au cas où vous ne le sauriez pas, est de l'Université de Sherbrooke.

La première pensée qui me vient à l'esprit - et elle n'a pas changé depuis le début de mon mandat - est de remercier chaleureusement l'exécutif précédent, et en particulier ceux et celles qui ont terminé leur mandat en octobre dernier. En tête de liste, Joanne Burgess, qui fut quatre ans secrétaire et deux ans présidente, avec quel dévouement et quelle efficacité, on ne le dira jamais assez. On lui a rendu un bel hommage au Congrès de Trois-Rivières et c'était plus que mérité. Joanne n'est pas du genre à rentrer sous sa tente et à fermer ses rideaux. Elle a beaucoup travaillé à assurer une transition harmonieuse et continue à faire profiter l'Institut de son expertise, à la fois à la Fédération canadienne des sciences humaines et sociales, où elle représente l'Institut et fait partie du Conseil jusqu'en décembre 2000, au Comité aviseur sur les études patrimoniales, qu'elle préside (voir article plus loin) et au Comité du patrimoine, où son apport est très apprécié. On sait aussi le rôle qu'a joué Yvan Lamonde à l'exécutif. Il a poussé - et continue de le faire - pour que l'Institut, comme les historiens, soit présent sur la place publique. Le rôle de l'historien dans la société lui tient à cœur - on se souvient du fameux congrès sur "L'avenir de notre passé", dont il était le co-président. Il a aussi beaucoup souhaité que l'Institut puisse devenir un lieu de regroupement professionnel, ouvert sur l'extérieur et sur les autres disciplines. Et que dire du Prix Lionel-Groulx - Fondation Yves-Saint-Germain, pour lequel il a réussi à décrocher un nouveau partenaire, Yves Saint-Germain, qui dote désormais généreusement le prix chaque année. Nous évoquons l'argent: cela nous amène directement à Evelyn Kolish, valeureuse trésorière, archiviste devant l'éternel, qui, avec son gros bon sens et sa détermination, a réussi à maintenir à flot les finances de l'Institut, qui fait toujours partie du Conseil actuel et qui - je vous le révèle en secret - continue de signer les chèques de l'Institut quand le trésorier est retenu à Québec.

Le président est bavard, c'est là son moindre défaut. Mais il y a tant de choses à l'Institut qu'on ne veut pas les taire. Que font donc les autres membres du Conseil? La plus active, par la force des circonstances, a sans doute été Michèle Dagenais, qui a mené à bien la préparation du mémoire de l'Institut au Groupe-conseil sur le patrimoine culturel (Commission Arpin, voir article ci-dessous) et s'active actuellement à établir un partenariat prometteur avec le Musée de Pointe-à-Callière. Le patrimoine s'inscrit dans les préoccupations majeures de l'Institut, et les liens s'établissent de plus en plus avec la communauté historienne. Par son expertise dans les musées, Sylvie Dufresne pourra sans doute prêter aussi main forte dans ce domaine. Pour surveiller les initiatives législatives et gouvernementales dans le domaine des archives, nous avons Donald Fyson au provincial (qui préside le Comité des archives) et Brian Young au fédéral, qui s'occupe aussi des relations avec la Société historique du Canada. Louis-Raphaël Pelletier, étudiant au doctorat à l'Université Carleton, préside le Comité étudiant (voir article). Enfin, Christine Hudon vous a préparé un état de la situation des professeurs dans les départements d'histoire: le nombre de postes a-t-il vraiment diminué depuis 1990? Voyez les données savamment analysées dans les pages qui suivent...

Pour les autres activités, je vous renvoie aux différents articles. J'ai reçu beaucoup de collaborations pour les préparer: les articles non signés sont de ma plume, mais vous devinerez facilement que la recherche et les idées sont des responsables dont je parle. L'avantage de tenir la plume, c'est qu'on peut qualifier les réalisations, et se laisser aller aux petits plaisirs de la bonne humeur. Si donc, ici ou là, vous voyez un petit trait osé qui vous retrousse, vous connaîtrez le responsable! Bonne lecture donc, bon été, et j'espère vous revoir en grand nombre au congrès de Montréal, qui marquera avec vigueur l'entrée de l'IHAF dans les années 2000.

GUY LAPERRIÈRE

Président


POUR UNE POLITIQUE DU PATRIMOINE CULTUREL

La présentation du 31 mars

C'est le 31 mars 2000 que l'IHAF présentait au Groupe-conseil sur la politique du patrimoine culturel (Commission Arpin) son mémoire, au Musée d'art contemporain de Montréal. Représentaient alors l'Institut deux membres du Comité du patrimoine, Michèle Dagenais et Joanne Burgess, ainsi que deux membres de l'exécutif, le président Guy Laperrière et le trésorier Jocelyn Saint-Pierre. Une heure nous était allouée: après une brève présentation de l'Institut par le président, Michèle Dagenais livra le mémoire avec brio pendant une vingtaine de minutes; suivit une période de questions, pendant un peu plus d'une demi-heure.

Le mémoire

Long d'une quinzaine de pages, le mémoire, qu'on pourra bientôt trouver sur le site internet de l'Institut, fait d'abord état de la nécessité d'un leadership gouvernemental en la matière. Il s'attarde sur la notion de patrimoine, qui s'est élargie pour devenir un fait de culture et de société. Ainsi, le patrimoine devrait désormais intégrer, en plus du patrimoine ancien, l'urbain, l'industriel et le religieux, sans oublier la commémoration. Il faut viser une politique englobante. Le mémoire plaide aussi pour une vision du patrimoine dynamique, souple, en évolution. L'Institut voudrait que le gouvernement joue un rôle de chef d'orchestre dans ce domaine, qu'il élabore un cadre général et assure une direction d'ensemble. Ce leadership devrait se manifester surtout par un soutien à la recherche puis à la diffusion du patrimoine.

Le mémoire propose ensuite des outils pour une vision à long terme. D'abord, un inventaire des biens existants. Le Macro-inventaire de 1978-1983, portant sur le patrimoine immobilier, n'a pas été diffusé ni informatisé: son utilité en est réduite d'autant. Cet inventaire des biens patrimoniaux devrait être fait en interaction avec la collectivité. Les nouvelles technologies (Internet) pourraient faciliter ce travail de diffusion. On ne s'étonnera pas de voir l'IHAF appuyer fortement la recherche dans ce secteur, en concertation avec les acteurs.

L'échange et la collaboration en ce domaine pourraient mener à l'établissement d'un Centre de documentation patrimoniale, qui a retenu l'attention du Groupe-conseil. D'autres outils sont également suggérés, comme un calendrier des célébrations commémoratives. En somme, la préoccupation de la diffusion doit toujours être présente, l'essentiel étant de sensibiliser le public à l'importance du patrimoine.

La troisième partie du mémoire est consacrée à la formation. "La formation en patrimoine devrait se faire au niveau universitaire et de manière continue, s'adressant davantage dans ce cas aux gens déjà actifs dans le milieu patrimonial." Au niveau universitaire, on pourrait former des experts en histoire et en patrimoine. Il faut y enrichir la formation en culture matérielle. Et les activités qu'organise l'Institut, notamment son congrès annuel, peuvent y contribuer. Il faut donc soutenir les organismes qui peuvent ainsi contribuer à la formation.

Enfin, plusieurs pages du mémoire sont consacrées à la question des archives, une composante essentielle du patrimoine culturel. "Les archives souffrent d'un manque de visibilité qui en font une composante trop souvent oubliée du patrimoine culturel." Et vous connaissez bien les revendications de l'Institut sur le droit à la mémoire, reprises ici. Pour la compréhension et la mise en valeur du patrimoine, les archives constituent une pièce maîtresse, un outil fondamental, tant les archives publiques que les archives privées. Et de plaider pour une aide accrue aux centres de conservation d'archives, en particulier pour favoriser l'acquisition de fonds privés. Le problème de la conservation des archives électroniques est aussi abordé: on devine que, si on n'y voit pas, une partie importante du patrimoine risque de se perdre... Acquisition, préservation: oui, mais aussi mise en valeur. Ici aussi, l'Institut favorise l'élaboration d'un inventaire national et sa diffusion électronique. Et pour que les archives soient accessibles, il faut revoir les législations protégeant la vie privée: on rappelle ici les combats que livrent depuis plusieurs années historiens, archivistes et généalogistes.

En conclusion, l'IHAF se dit heureux d'avoir pu faire entendre sa voix sur la question et énonce quatre recommandations pour une Politique du patrimoine culturel:

1. Que soit adoptée une définition du patrimoine souple, qui tienne compte de son caractère dynamique et évolutif;
2. Que le gouvernement exerce pleinement son rôle de leader dans le domaine patrimonial;
3. Que soient assurés le financement et le soutien aux organismes nationaux qui œuvrent dans ce domaine;
4. Qu'on favorise la conservation, l'accès et la mise en valeur des archives.

La réception du mémoire

Faut-il le dire? Le mémoire a été très bien reçu. En l'absence de Roland Arpin, c'est Jacques Lacoursière qui présidait la séance. Huit membres de la Commission étaient présents. Le plus actif fut Paul Trépanier, qui manifesta en particulier sa satisfaction que les historiens se soient présentés devant la commission. On discuta beaucoup pour savoir quelle forme pourrait prendre cette prise en charge gouvernementale que nous proposions. Une direction du Patrimoine au ministère de la Culture serait-elle la solution? La formation en patrimoine, en culture matérielle, suscita aussi des questions. Nos prises de position sur les archives impressionnèrent assez les membres pour qu'ils nous demandent d'en faire une cinquième recommandation, qu'on pourrait formuler ainsi:

5. Que le dispositif législatif visant à protéger la vie privée soit amendé rapidement pour rétablir un meilleur équilibre entre le droit à la vie privée et le droit à la mémoire.

En sortant de la salle, la délégation de l'Institut s'est réjouie de cet accueil et s'est demandé comment on pourrait assurer la continuité de cette préoccupation au sein de l'Institut.

Les auteurs du mémoire

Je termine par là où j'aurais dû commencer: qui étaient les auteurs de ce fameux mémoire? La cheville ouvrière, l'animatrice, a été Michèle Dagenais, présidente du Comité, professeure à l'Université de Montréal. Elle a été appuyée par Diane Baillargeon, des Archives nationales du Québec à Montréal, Joanne Burgess, notre présidente sortante, de l'UQAM, Gilles Lauzon, du Bureau de promotion et de mise en valeur de Montréal, et Alain Roy, consultant en histoire et patrimoine. Ils ont produit un mémoire de toute première qualité: l'Institut les en remercie chaleureusement.


LES ÉTUDES PATRIMONIALES

Une année s'est écoulée depuis la signature d'une entente de coopération entre l'Institut et le ministère de la Culture et des Communications, entente qui prévoit, entre autres, la réalisation d'études patrimoniales. Pendant cette période, à la demande de la Direction de Montréal du ministère, l'Institut a attribué trois contrats de recherche à même la subvention de 15 000$ de l'exercice financier 1998-1999; il a également accordé un premier contrat de recherche à même la subvention de 15 000$ versée pour l'année 1999-2000. Ces contrats ont permis la réalisation des études suivantes:

Alan Stewart et Léon Robichaud - Maison Hurtubise, 561-563, Côte Saint-Antoine, Westmount - étude patrimoniale

Jean Martin - Restaurant du 9e étage du magasin Eaton, à Montréal - étude patrimoniale

Alain Roy - Site du marché Sainte-Anne, Vieux-Montréal - la période du Parlement - étude historique

Isabelle Ducharme - Maison McConnell, 1475 avenue des Pins Ouest - étude patrimoniale

Le Comité aviseur, où l'Institut est représenté par Joanne Burgess et Michèle Dagenais, a également décidé de procéder à une mise à jour de la Banque de chercheurs créée au printemps 1999; un document contenant des précisions quant aux exigences de qualification pour figurer dans la Banque a été inséré dans le numéro courant de la RHAF.


JOANNE BURGESS
responsable



Les postes de professeurs d'histoire dans les universités québécoises depuis 19901

Au cours des dernières années, les universités québécoises ont eu à essuyer des coupures importantes. Quelle en a été l'incidence sur les départements d'histoire? Comment a évolué l'effectif professoral? Pour apprécier l'ampleur des coupures, nous avons relevé le nombre de postes de professeures et professeurs d'histoire dans les universités québécoises en 1990, 1995 et 2000. Seuls les professeures et professeurs rattachés aux départements d'histoire et de sciences humaines ont été comptabilisés. Les chiffres qui suivent excluent donc les historiennes et historiens rattachés à d'autres départements (par exemple études classiques, littérature ou théologie).


Le tableau confirme une impression largement répandue, celle de la diminution du nombre de postes au cours de la dernière décennie. En janvier 1990, les départements d'histoire et de sciences humaines regroupaient l'équivalent de 157 postes à temps plein. En janvier 2000, leur nombre n'était plus que de 150. Entre les deux dates, l'effectif s'est momentanément accru, mais cette augmentation relève en partie du transfert vers les départements d'histoire de postes auparavant rattachés à d'autres départements ou centres d'études.

Évolution de nombre de postes de professeures et professeurs d'histoire dans les départements d'histoire et de sciences humaines des universités québécoises (situation au 1er janvier)
 

 1990
 1995  2000  1990-2000
Bishop's 

 4.5
 5.5  4.5  0
Concordia

 26
 25  19  -7
Laval

 25
26 22 -3
McGill

21.5
26.5 23.5 2
Montréal

23
30.5 22.5 -0.5
Sherbrooke

10
11.5 9.5 -0.5
UQAC

5
5 5 0
UQAM

27
31 29 2
UQAR

4
4 5 1
UQTR

11
10 10 -1
TOTAL

157
175 150 -7


Ainsi, à l'Université de Montréal, quatre professeurs du centre d'études classiques et médiévales ont été incorporés au département d'histoire entre 1990 et 1995. Cette adjonction a contribué à gonfler provisoirement l'effectif professoral du département. Pendant la même période, à la même université, deux postes et demi ont été créés afin de lancer ou de consolider des centres d'études. Une professeure et quatre professeurs, liés pour une part de leurs tâches, au Centre d'études de l'Asie de l'Est (1), au CIRANO (1) et au Centre d'études classiques (3) ont obtenu un demi rattachement au département d'histoire. Toujours à l'Université de Montréal, sept professeurs ont pris leur retraite entre 1995 et 1999 et leurs postes n'ont pas été comblés. À l'Université de Montréal, le nombre des départs a donc excédé, au-delà de ce que révèlent les statistiques, le nombre des engagements.

Une opération semblable de transfert de postes a été récemment opérée à McGill. Trois postes de professeurs d'études classiques ont été absorbés par le département d'histoire depuis 1995. Au total, le département d'histoire de l'Université McGill a gagné deux postes entre 1990 et 2000.

La situation est différente à l'Université du Québec à Montréal où l'augmentation du nombre de postes a uniquement résulté d'engagements. Au cours de la dernière décennie, le département d'histoire de l'UQAM a connu une augmentation de deux postes. Le département comptait 27 postes en 1990. Ce nombre est passé à 31 en 1995. Depuis cette date, des départs à la retraite, plus nombreux que les engagements, ont ramené l'effectif professoral à 29 postes en janvier 2000.

Par ailleurs, le nombre de professeurs est resté stable à Bishop's et à l'Université du Québec à Chicoutimi. Il a peu varié (un demi poste, un poste en plus ou en moins) à Sherbrooke, à l'Université du Québec à Rimouski et à l'Université du Québec à Trois-Rivières. Il faut cependant noter que dans ces départements comptant une dizaine de postes, et dans certains cas, quatre ou cinq postes, l'engagement ou le départ d'un professeur ou d'une professeure a un impact beaucoup plus grand que celui qu'il peut avoir dans un département regroupant 20 ou 25 personnes.

Globalement, ce sont les départements d'histoire de l'Université Laval et de l'Université Concordia qui ont enregistré les baisses d'effectifs les plus importantes. À Laval, quatre postes ont été fermés entre le 1er septembre 1996 et le 1er septembre 1999. Le département d'histoire de Concordia a, quant à lui, perdu six postes depuis 1995.

L'effectif professoral est appelé à changer au cours des prochains mois. De nouveaux postes ont été ouverts au cours des derniers mois. Un poste en histoire canadienne vient ainsi d'être comblé à l'Université de Montréal. Son titulaire entrera en fonction le 1er juin prochain. Deux nouveaux professeurs, un en histoire de l'Antiquité et un en didactique de l'histoire, doivent également entrer en fonction à l'UQAM, à la même date. À Laval, un poste en histoire de la politique internationale doit être comblé sous peu. Le 1er décembre, un ou une professeur en histoire contemporaine entrera également en fonction à l'UQAC. Des départements espèrent obtenir de nouveaux postes en 2001, grâce notamment, au nouveau programme d'aide à la recherche dans les secteurs stratégiques (FCAR). D'autres ouvertures de postes sont sans doute à prévoir dans les quatre ou cinq prochaines années.

Dans son rapport sur les programmes en histoire (1999), la Commission des universités sur les programmes soulignait que les deux tiers des professeurs d'histoire avaient entre 45 et 59 ans. Dans certaines universités, la proportion des professeurs appartenant à cette catégorie d'âges atteignait 70% (Laval), voire 80% (UQAM). À l'UQAC et à l'UQAR, cette catégorie regroupait tous les professeurs2. Il faudra donc voir quelles seront les conséquences, sur l'effectif professoral, de la baisse des clientèles étudiantes qu'ont connue la plupart des départements depuis la réforme des programmes de baccalauréat en enseignement secondaire enclenchée en 19943. On peut souhaiter que les effets de cette baisse auront été absorbés par la diminution du nombre de professeurs enregistrée depuis 1995 et que les prochains départs à la retraite seront compensés par de nouveaux engagements.


Christine Hudon
Département d'histoire et de sciences politiques
Université de Sherbrooke

1 Je remercie tous ceux et celles qui m'ont aidée à compiler et à analyser les résultats de cette enquête.
2 Commission des universités sur les programmes, Les programmes d'histoire, géographie, archivistique, bibliothéconomie, sciences de l'information, archéologie, démographie dans les universités du Québec, rapport no 16, novembre 1999, 49.
3 Ibid.,
25-32.


LE BOGUE DE L'AN 2000 FRAPPE L'INSTITUT!

Vous vous souvenez de tout ce tra la la qu'on a fait en décembre 1999 sur ce fameux bogue de l'an 2000, qui allait mettre la planète à l'envers! Et finalement, presque rien ne s'est produit. Presque rien, sauf que, quelques semaines plus tard, Lise McNicoll a découvert qu'un de ses ordinateurs avait rendu l'âme, victime dudit bogue.
Heureusement que Marc Vallières n'était pas loin (électroniquement, s'entend). On ne peut assez dire la chance de l'Institut d'avoir porté à l'exécutif quelqu'un qui s'y entend aussi bien en développement de systèmes et en matériel informatique: c'est une véritable bénédiction. Il a préparé pour vous un résumé de l'opération, qui paraît simple quand on la lit, mais qui, vous le devinez, lui a pris beaucoup de temps et de démarches.

La base de données permettant la gestion des abonnements a échoué le test de l'an 2000 et le bogue confirmé oblige l'Institut à la convertir en base de données Access. Cette opération ne peut se faire avec les ordinateurs actuellement utilisés par l'Institut et il faut en acquérir un nouveau capable de supporter ce nouvel environnement. Heureusement, un PC compatible IBM très performant peut être maintenant acquis à des conditions très avantageuses. La base elle-même doit être redéfinie dans Access, sans toutefois ses dimensions comptables qui ont été réintégrées dans le logiciel approprié. La nouvelle base permettra une analyse constamment à jour du profil des membres-abonnés en liaison avec Excel.


Un retour sur le Congrès de Trois-Rivières

Le congrès de Trois-Rivières, organisé par Jean Roy et son équipe, sur le thème de "La ville", a été un franc succès. Tous ceux qui y ont participé en gardent un merveilleux souvenir. Plusieurs nouveautés y ont été expérimentées, dont, le vendredi midi, un brunch suivi d'un lancement collectif d'une dizaine d'ouvrages, en présence des auteurs, qui a même été l'occasion d'une réunion de la Société des Dix. Tout cela a ajouté une touche de gaîté et de bonne humeur, sous la présidence de Claude Bellavance.

Un autre point fort a été l'hommage rendu à Marcel Trudel, originaire de la région, qui a reçu comme souvenir de l'événement une toile du peintre Serge Brunoni, représentant la "chute à Murphy", sur la rivière Batiscan, décrite dans ses Mémoires d'un autre siècle. Ce moment fut fort émouvant. J'ai contacté le principal organisateur pour recueillir ses sentiments quelques mois après l'événement. Voici ce que Jean Roy m'écrit a ce sujet: "J'ai été heureux et ému du déroulement de la séance en hommage à Marcel Trudel. Je n'ai pas encore eu l'occasion de dire publiquement que cette fête, puisque c'en fut une, doit son succès à ceux qui m'ont aidé à la préparer et à la traduire dans les faits, Gérard Bouchard, André Lachance, Joanne Burgess et Réal Bélanger."

Et Jean Roy d'ajouter un petit article qui ne manquera pas d'en intéresser plusieurs:

Une retombée inattendue du congrès de Trois-Rivières

Lors des congrès, les formules de remerciements fusent et nous soulignons sans doute trop rapidement l'aide précieuse qui nous est fournie par les étudiants pour son organisation. Pour celui de Trois-Rivières, j'ai pu bénéficier de l'appui constant et dynamique de deux étudiants inscrits dans les programmes d'études supérieures. Marie-Josée Dorion a conçu et tenu à jour la page WEB du congrès. De son côté, Karl-Xavier Thomas s'est chargé de satisfaire les besoins exprimées par les communicateurs en matière d'équipement audio-visuel et informatique. L'une et l'autre ont pris des initiatives et se sont montrés alertes. Si bien qu'aucun des problèmes rencontrés, et il y en eut, ne fut apparent. L'une et l'autre ont vécu une expérience significative, suffisamment importante pour la porter à la connaissance de la collectivité universitaire, en posant leur candidature à un prix d'engagement dans la communauté, prix conjoint de la Fondation de l'Université et de l'Association générale des étudiants. Chacun s'est mérité une bourse de 800 dollars.


Le Salon national d'histoire et de patrimoine (Trois-Rivières)

La première édition du Salon national d'histoire et de patrimoine s'est tenu à l'UQTR les 12 et 13 mai 2000. Ceux et celles qui ne l'ont pas visité doivent tout de même le connaître. C'est une initiative de l'Association des étudiants d'histoire de l'UQTR, qui a connu son lancement le 31 mars 1999, lors de la tenue d'un Salon régional d'histoire, qui regroupait 30 kiosques, dont un tenu par l'IHAF.

Cette année, on a visé beaucoup plus grand. L'événement, qu'on veut annuel, dure deux jours et regroupe plusieurs organismes voués à la promotion de l'histoire et du patrimoine. Ils se sont d'ailleurs regroupés pour former une corporation sans but lucratif, incorporée le 19 août 1999, qui comprend l'Association des étudiants d'histoire sus-nommée, la Corporation pour le patrimoine sidérurgique de la Mauricie, le Musée des arts et des traditions populaires du Québec - dirigé, rappelons-le, par Sylvie Dufresne, membre de notre Conseil - et la Société de conservation et d'animation du patrimoine de Trois-Rivières. Éric Leclair en est le directeur général.

Un coup d'œil sur la programmation met l'eau à la bouche. On compte au Salon quelque 65 exposants, avec des activités de tout genre, de conférences en spectacles, avec même un bal costumé le vendredi soir. J'ai relevé les noms des conférenciers suivants: Roland Arpin, Pierre Boglioni, Robert Martineau. Et puisque vous avez l'eau à la bouche et voulez en savoir davantage, il faut aller voir le site internet du Salon, vraiment bien fait:

http://www.mauricietour.net/salon.html

L'Institut y a tenu un kiosque, grâce à la collaboration de Marie-Josée Dorion, qui organise toutes choses avec beaucoup de savoir-faire. On y a exposé tout ce qu'on a, y compris nos fameux T-shirts du 50e anniversaire. Initiative particulièrement heureuse: Patrice Groulx, lauréat du dernier Prix Lionel-Groulx - Fondation Yves-Saint-Germain, a participé à une séance de signature de son Pièges de la mémoire: Dollard des Ormeaux, les Amérindiens et nous, le vendredi 12 mai, de 16h à 17h.

Voilà donc une initiative dynamique, qui amène fraîcheur et nouveauté dans le domaine de l'histoire et du patrimoine. Le thème de cette année: "Un patrimoine pour le nouveau millénaire". Un Salon auquel vous voudrez réserver une petite niche dans votre mémoire, qui mérite le détour.


Un Comité étudiant bouillonnant d'idées

Autre suite intéressante du Congrès de Trois-Rivières, le Comité étudiant a été renouvelé. En font désormais partie six personnes - j'ajoute les responsabilités qu'ils se sont réparties lors de leur réunion du 7 janvier 2000 à Montréal:

Le projet le plus activement débattu actuellement est celui de l'organisation de la table ronde au prochain congrès de l'Institut. Les idées fusent, et le prochain programme du Congrès devrait indiquer le ou les thèmes retenus. L'été devrait être propice à une bonne mise en place de cette table ronde, de même qu'à l'avancement des autres projets.


La rénovation du site internet

La rénovation du site internet de l'Institut est en cours et une première version provisoire est accessible depuis le début du mois de mai. La mise à jour du contenu se poursuivra par étapes dans les semaines suivantes et on peut prévoir l'ajout de nouveaux modules par la suite, en fonction des initiatives des membres, du conseil et des comités. Le comité du site, composé de Jean-Christian Aubry, Marie-Josée Dorion, Michel Ducharme, Donald Fyson et de Marc Vallières qui l'anime, verra à la coordination de l'opération et au maintien à jour des composantes du site. Les membres sont invités à visiter le site et à réagir auprès du comité qui accueillera toutes les suggestions et les initiatives pour en améliorer la présentation et le contenu.

Adresse: http://www.cam.org/~ihaf/

MARC VALLIÈRES


Commentaire du rédacteur-président:

je me suis empressé d'aller visiter ce site, qui représente un travail extraordinaire, et je vous invite à consulter en particulier la rubrique "Liens utiles", qui fournit une cinquantaine - je suis conservateur - de liens avec des sites utiles à l'historien ou l'historienne: dépôts d'archives, bibliothèques, départements d'histoire, revues, autres sites d'histoire. Si vous aidez à le compléter, ce site de l'Institut deviendra une vraie merveille! Un grand merci à ses "constructeurs".



NOUVEAU DIRECTEUR À LA RHAF

Le numéro de la Revue d'histoire de l'Amérique française que vous recevez aujourd'hui est le dernier dirigé par Fernande Roy. Comme "cadeau de départ", Fernande laisse à la revue une nouvelle maquette et une mise en page renouvelée. Ce n'est pas le moindre des services qu'elle a rendu à l'Institut et à la Revue. Voilà quatre ans que Fernande Roy dirige la revue, j'allais dire "de main de maîtresse", tant la féminisation du vocabulaire n'est pas encore maîtrisée... Ce furent des années de grand défi, d'abord pour maintenir la qualité scientifique de la revue, ensuite pour l'aider à prendre le tournant de l'ère électronique, tournant qui n'a pas manqué de lui donner un dernier petit mal de tête, comme vous pourrez le voir en lisant l'encart ci-joint.

Aux lecteurs et lectrices de la RHAF

Je vous invite à lire le rapport du Comité mis sur pied par le FCAR pour examiner le programme de subvention des revues savantes (www.fcar.qc.ca). Ce rapport contient des suggestions plutôt troublantes, comme l'idée de ne subventionner à l'avenir que les revues électroniques. Et il y a d'autres surprises...

Svp, faites connaître vos commentaires aux responsables de la Revue et de l'Institut.

Fernande Roy
Directrice de la RHAF



Je me permets d'en rajouter: il nous intéresse de savoir votre opinion sur la version papier de la Revue: y tenez-vous ou préférez-vous une version uniquement électronique? (je vous rappelle que la revue est également disponible sur internet actuellement). Adressez vos avis soit directement aux membres de la Revue ou de l'Institut, ou au secrétariat: ihaf@ihaf.qc.ca

Avec tout cela, j'allais oublier l'essentiel: mais qui donc sera ce nouveau directeur de la Revue? Le Conseil d'administration a entériné la recommandation du comité de rédaction, qui a proposé le nom de Pierre Lanthier, professeur à l'Université du Québec à Trois-Rivières, l'actuel responsable des comptes rendus. La transition se fait donc le mieux du monde, et nous souhaitons beaucoup d'heureuses initiatives et de satisfactions professionnelles au nouveau directeur dans cette tâche qui, de mon point de vue, est celle qui comporte le plus de responsabilités et représente le plus de défis dans notre organisme.


Les prix de l'Institut

Le Comité des prix est constitué cette année de Thomas Wien (Université de Montréal), président, de Bettina Bradbury (Université York) et de Jacques Rouillard (Université de Montréal). Il y a trois prix qui seront décernés cette année:

 
Pour les règles régissant ces prix, voir le site internet de l'Institut, ou communiquer avec Lise McNicoll, au secrétariat.


NOUVELLES DE LA FONDATION LIONEL-GROULX

Une des tâches du président de l'Institut est d'assister aux réunions du Conseil d'administration de la Fondation Lionel-Groulx. Je dois dire que c'est un des aspects de la fonction que je trouve le plus intéressant, car il y a là un aéropage de haute volée. Sous la présidence d'André P. Asselin, le Conseil se compose, entre autres, d'Yves Michaud, Denis Vaugeois, Hélène Pelletier-Baillargeon, Nicole Boudreau, Juliette Rémillard, Claude Corbo, Pierre Mantha... Je vous assure qu'on ne s'y ennuie pas!

Mais surtout, il s'y fait un travail efficace. La principale nouveauté, survenue le 1er janvier dernier, a été le remplacement de René Durocher comme directeur général par Robert Boily, spécialiste de sciences politiques et professeur honoraire de l'Université de Montréal. Le Conseil travaille aussi beaucoup, naturellement, à assurer des bases de financement stables à la Fondation. Pour la première fois depuis longtemps, il est arrivé à présenter un budget équilibré pour l'an 2000, à la suite d'une réduction importante de personnel et d'autres économies.

Ce peut être le moment de présenter à nos membres la situation respective de l'Institut et de la Fondation, qui peut être un peu confuse dans certains esprits... Les deux organismes sont indépendants, même s'ils sont complémentaires. Ce qui engendre parfois la confusion, c'est le fait que les deux logent dans la même maison, au 261, avenue Bloomfield. Cette maison appartient à la Fondation, qui a comme mission de gérer l'héritage de Lionel Groulx, sa bibliothèque et ses archives notamment. La Fondation abrite également le Centre de recherche Lionel-Groulx, qui contient notamment le centre d'archives agréé que tant de chercheurs vont consulter avec profit, et qui prépare des publications et met sur pied des initiatives propres à faire connaître ce patrimoine national. La Fondation a aussi comme fonction d'appuyer l'Institut, autre organisme créé par Groulx, et c'est ce qu'elle fait en logeant gratuitement l'IHAF. Nos deux organismes travaillent donc de concert, dans le respect de la mission propre de chacun. Et la bonne entente constitue sans doute le sel de ces bonnes relations.

Pour en savoir plus, consulter le site du Centre:
http://www.sdm.qc.ca/crlg


L'histoire des relations internationales du Canada sur le WEB

Le ministère des Affaires étrangères et du Commerce international annonce la création de sa page Web "Le Ministère dans l'Histoire". Le site met en vedette de récents volumes de la série Documents relatifs aux relations extérieures du Canada et offre des informations additionnelles sur l'histoire de la politique étrangère du Canada et du ministère des Affaires étrangères et du Commerce international. Rendez visite au site à l'adresse suivante:

www.dfait.maeci.gc.ca/hist.


27e Colloque de la Société d'histoire coloniale française

Le 27e colloque de la Société d'histoire coloniale française se déroulera à East Lansing, Michigan, du 31 mai au 2 juin 2001. Veuillez faire parvenir vos projets de communication au professeur James Pritchard, Département d'histoire, Université Queen's, Kingston, ON K7L 3N6, ou bien par télécopieur au (613) 533-6298, ou par courriel à jp@post.queensu.ca, avant le 15 octobre 2000.



Le Congrès de Montréal
19, 20, 21 octobre 2000

Pour débuter le millénaire du bon pied, l'IHAF tiendra son prochain congrès à Montréal, les 19, 20 et 21 octobre prochains, sur le thème Éducation et société, avec insistance sur les approches d'histoire comparative. Première innovation: le congrès s'ouvrira par une séance prestigieuse, le jeudi soir, dans le cadre d'une collaboration avec le Musée de Pointe-à-Callière. Visite guidée gratuite pour les congressistes, souper (facultatif, évidemment) au chic restaurant du Musée avec vue imprenable sur le Vieux-Port et, comme dessert, conférence inaugurale du professeur Jacques Lusignan, médiéviste de l'Université de Montréal.

Comme d'habitude, les journées du vendredi et du samedi seront surtout consacrées aux communications et à l'assemblée générale annuelle de l'Institut, ainsi qu'à la remise des Prix de l'Institut. Un appel particulier est lancé aux étudiants: leur apport est toujours apprécié, et leur participation est facilitée par une généreuse subvention du CRSH (Conseil de recherches en sciences humaines).

Le Comité organisateur, de l'UQAM, est sous la responsabilité d'un triumvirat de forme égalitariste formé de Robert Gagnon, Lyse Roy et Alain Beaulieu; les étudiants y sont aussi fort actifs, avec Jean-François Auger, Karine Hébert et Éric Vaillancourt. On sent une organisation remplie de dynamisme, qui augure d'un congrès qui devrait fracasser tous les records d'intensité intellectuelle et de ravissement culturel!

Inscrivez cela dès maintenant à votre agenda.

LE CONGRÈS DE 2001: À L'UNIVERSITÉ D'OTTAWA

C'est à Ottawa qu'aura lieu le Congrès de l'Institut en octobre 2001. Le responsable de l'organisation est le professeur Jan Grabowski, qui est à constituer son comité d'organisation. Celui-ci comprend déjà les personnes suivantes: Béatrice Craig, Nicole St-Onge, Peter Bischoff (du département d'histoire de l'Université d'Ottawa), Geneviève Postolec (des Archives nationales du Canada), Michel H. Prévost, directeur des Archives de l'Université d'Ottawa et président de la Société d'histoire de l'Outaouais. Naturellement, des étudiants diplômés s'ajouteront à l'équipe.

Un thème a déjà été proposé, qui sera soumis au Conseil d'administration. Le but visé est nettement de donner la possibilité de réunir le plus vaste éventail possible de chercheurs. Ça promet: on vous tiendra au courant.


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