Bulletin de l'IHAF - Numéro 36 - Automne 1999

 

LE MOT DE LA PRÉSIDENTE

Les saisons dans la vie de l'Institut sont marquées par des labeurs et des rituels familiers - la préparation des quatre numéros de la Revue d'histoire de l'Amérique française et l'organisation du Congrès annuel, avec ses échanges scientifiques et ses festivités. Liées à la mission fondamentale de notre association, ces activités récurrentes mobilisent des énergies considérables. Toutefois, à cause justement de leur caractère récurrent, l'Institut a pu développer, dans ses domaines, un savoir-faire collectif.

Mais l'Institut connaît aussi d'autres cycles d'activités, découlant des aléas de l'administration des organismes subventionnaires, des innovations technologiques, des initiatives en matière de politique. Face à ces défis parfois imprévisibles, devant des dossiers d'une étonnante complexité, l'Institut doit constamment développer de nouvelles compétences et assurer leur transmission. La fin d'un mandat et le renouvellement quasi-total du Conseil d'administration de l'Institut posent ce problème avec une acuité particulière, car de nombreux projets amorcés depuis l'automne 1997 n'ont pas encore porté fruit et devront être poursuivis par une nouvelle équipe.

Nouvelles initiatives

Il importe d'abord de souligner les nouvelles initiatives du Conseil d'administration et du Comité exécutif de l'Institut.

Une campagne de recrutement

Plus de quatre ans se sont écoulés depuis la dernière campagne de recrutement de l'IHAF. Malgré les rappels ponctuels et les efforts consacrés à la promotion de la Revue d'histoire de l'Amérique française, de son index et de ses numéros spéciaux, une érosion graduelle mais constante du membership se manifeste depuis quelques années. Souhaitée depuis 1997, ce n'est que cet automne que la première phase de cette campagne a été lancée. Dotée d'un nouveau dépliant publicitaire et d'un réseau de membres agissant comme personnes contacts dans le milieu universitaire, la campagne se poursuivra jusqu'au début du nouvel an - ciblant diverses catégories de membres potentiels.

Coalition pour accéder aux recensements nominatifs du XXe siècle

Depuis plusieurs mois, la Société historique du Canada et divers autres groupes, notamment les généalogistes, tentent de convaincre John Manley, ministre fédéral de l'Industrie, de modifier la loi régissant Statistiques Canada pour que les recensements nominatifs fédéraux postérieurs à 1901 soient transférés aux Archives nationales du Canada et rendus accessibles aux chercheurs, selon les dispositions de la loi fédérale sur la protection de la vie privée. Pour faire progresser le dossier, l'IHAF et la SHC ont convenu de mener une campagne de mobilisation conjointe auprès de la communauté historienne. Ainsi, au mois de juin dernier, des lettres signées par des représentants des deux organismes ont été expédiées à un grand nombre d'historiens leur demandant de communiquer avec les ministres, députés et fonctionnaires concernés pour témoigner explicitement de la valeur historique de cette source et pour revendiquer son transfert aux Archives nationales du Canada. Ces efforts de sensibilisation se poursuivront à l'automne.

L'histoire et le patrimoine

En vertu de la lettre d'entente signée avec la Direction de Montréal du ministère de la Culture et des Communications du Québec (initiative décrite dans le numéro 35 du Bulletin), l'Institut s'est engagé dans la réalisation d'études patrimoniales. La réponse à l'appel de candidatures fut très positive et une banque imposante a été constituée. Le comité aviseur de l'Institut s'est réuni dès le début de l'été, avec la participation d'un représentant de la Direction de Montréal, pour procéder à l'octroi de contrats pour la réalisation de trois études patrimoniales à même la subvention de 15 000$ versée pour l'année fiscale 1998-1999. Madame Maltais, ministre de la Culture et des Communications, annonçait récemment l'octroi d'une seconde subvention de 15 000$ à l'Institut pour la réalisation d'une autre série d'études patrimoniales pendant les prochains mois. Outre les retombées pour les membres de l'Institut embauchés pour effectuer ces études, il faut rappeler que l'Institut retirera 15% du montant de la subvention en guise de compensation pour les frais associés à sa participation. Cette collaboration sera formalisée par la signature prochaine d'une entente de coopération entre le Ministère et l'Institut.

Fort de sa longue expérience du patrimoine archivistique et imprimé, des interventions multiples de ses membres dans de nombreux champs du patrimoine culturel et dans le domaine de la commémoration, et de son partenariat récent avec le ministère pour la réalisation d'études patrimoniales, l'Institut participera à la consultation dirigée par Roland Arpin afin d'élaborer une politique québécoise du patrimoine.

Combats inachevés

Les combats menés depuis plus de deux ans par l'Institut pour défendre l'accès au passé contre les mesures restrictives de la législation québécoise en matière d'accès à l'information et de protection de la vie privée n'ont pas encore abouti. Le projet de loi 451, mort au feuilleton l'automne dernier, à la veille des élections, renaîtra vraisembablement de ses cendres avec la reprise des travaux parlementaires de l'automne. Dans quelle forme, avec quels amendements - nous l'ignorons. L'Institut, l'Association des archivistes du Québec et la Fédération québécoise des sociétés de généalogie maintiennent donc leur vigilance.

Le projet de loi fédéral C-54, visant à promouvoir le commerce électronique et la protection de la vie privée dans le secteur privé, avait aussi suscité l'inquiétude de la communauté historienne. Également mort au feuilleton au printemps dernier, il est probable que ce projet de loi soit déposé à la Chambre des Communes cet automne. Encore une fois, il faudra suivre attentivement l'évolution du dossier, afin de réagir à toute restriction supplémentaire à la conservation, à l'utilisation ou à la divulgation de renseignements personnels d'intérêt historique.

Actions... Réactions

Fort heureusement, plusieurs des interventions de l'Institut au cours des deux dernières années ont atteint les objectifs visés. Il en est ainsi de nos représentations auprès du ministère du Patrimoine canadien qui annonçait en 1998 une révision de sa politique de subventions postales et qui menaçait de mettre fin à son appui aux revues publiées par des associations. Travaillant de concert avec la Fédération canadienne des sciences humaines et sociales, ainsi que l'Association canadienne des revues savantes, nous avons réussi à sensibiliser le ministère aux besoins spécifiques des revues et des associations savantes. Le programme de subventions sera donc maintenu.

L'automne dernier, l'Institut participait à la consultation sur l'avenir des Archives nationales du Canada et de la Bibliothèque nationale du Canada; un mémoire, rédigé par Martine Cardin, fut présenté au Groupe de travail présidé par John English. Le rapport English fut enfin rendu public dans le courant de l'été. On y retrouve une analyse minutieuse des défis que doivent affronter ces deux importantes institutions culturelles canadiennes. Les recommandations du rapport témoignent notamment d'une volonté de doter les ANC d'un rôle social accru - par exemple dans les débats sur la protection de la vie privée, d'améliorer les services offerts aux chercheurs et de développer des mécanismes de consultation soutenue avec les principaux groupes d'usagers.

L'hiver dernier, les Archives nationales du Québec entreprenaient une consultation sur les critères de conservation des documents numérisés. Cette question complexe, de même que l'ensemble du dossier de la numérisation, préoccupe vivement la communauté historienne. C'est pourquoi nous nous sommes réjouis de la création d'un comité aviseur externe où les intérêts de l'Institut étaient représentés. Monsieur Claude Bellavance, représentant de l'IHAF à ce comité, ainsi que les membres du comité ad hoc chargé de préparer le mémoire de l'Institut, ont tous rempli leur mandat avec brio. On lira bientôt sur le site internet de l'IHAF le rapport de Claude Bellavance sur les délibérations du comité aviseur et les réactions des ANQ.

Au revoir

Permettez-moi de terminer ce dernier mot de la présidente d'une manière plus personnelle. Je voudrais profiter de cette occasion pour exprimer toute ma reconnaissance aux membres de l'Institut pour leur appui. Ce fut un privilège de représenter l'Institut et de défendre les intérêts de la communauté historienne. Ce fut également un grand plaisir de travailler avec mes collègues du Conseil d'administration et du Comité exécutif, avec la directrice de la Revue et avec Lise McNicoll, dont j'ai maintes fois éprouvé la patience.

JOANNE BURGESS, présidente

 

MOT DU VICE-PRÉSIDENT

En créant en 1947 l'Institut d'histoire de l'Amérique française et la Revue d'histoire de l'Amérique française, Groulx cherchait à consolider la profession au moment où il quittait le nouveau département d'histoire de l'Université de Montréal. Il s'adjoignit des collègues et multiplia les interventions en faveur de l'Histoire. En 1970, trois ans après le décès de Groulx, l'Institut se donna une nouvelle Constitution qui encadre toujours nos activités professionnelles.

Après deux ans d'engagement dans l'IHAF, je voudrais soumettre aux collègues historiennes et historiens l'idée qu'il nous faut vivre professionnellement dans l'IHAF comme s'il était une association professionnelle d'historiennes et d'historiens sans qu'il soit pour autant nécessairement opportun de changer son statut. Au moment où nous avons amorcé une urgente campagne de recrutement, au moment où le Comité des mises en candidature s'est mis à la recherche de nouveaux membres pour le Conseil de l'IHAF et à un moment où nous savons qu'il est difficile de recruter des collègues pour différents comités ou tâches, il m'apparaît que les historiennes et les historiens du Québec et du Canada français ne perçoivent pas l'IHAF comme LEUR association professionnelle mais comme un "institut" honorable fondé par un historien honorable mais vivant de son air d'aller et de sa réputation quelque part à Outremont.

La diversité des tâches, la multiplicité des dossiers, l'urgence des interventions, la défense des intérêts de l'His-toire - donc de toutes les historiennes et de tous les historiens enseignant l'Histoire - ne peuvent que sensibiliser à la question de la présence civique des historiennes et des historiens. Et au moment de passer le témoin, si je n'avais qu'une question à laisser en témoignage, ce serait celle-ci: comment se fait au Québec la socialisation professionnelle des historiennes et des historiens? Comment la relève perçoit-elle qu'elle a des obligations plus larges que l'enseignement, la recherche et la publication? Où pense-t-elle trouver un lieu d'apprentissage de ses responsabilités civiques? L'IHAF se présente-t-il naturellement comme ce lieu sien d'appropriation ou est-il "l'affaire" des autres?

À titre de vice-président, je transmets au prochain Conseil de nouvelles pistes à suivre. D'abord le défi de tenir à jour un site internet que nous avons finalement mis sur pied. Puis, il faudra, s'il y a lieu, profiter du Réseau historique que nous avons créé pour assurer un contact rapide et efficace avec des organismes intéressés à l'Histoire et au Patrimoine en cas de besoin d'intervention rapide dans un dossier. Un nouveau Comité consultatif national et international de la RHAF, constitué avec l'aval de la directrice, Fernande Roy, reconnaît la contribution de collègues étrangers à la recherche historique sur le Québec et l'Amérique française et fera bénéficier la Revue de la renommée de ces collègues.

YVAN LAMONDE
vice-président

CONVOCATION À L'ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ANNUELLE DE L'INSTITUT D'HISTOIRE DE L'AMÉRIQUE FRANÇAISE, QUI SE TIENDRA DANS LE SALON BEAUDOIN DE L'HÔTEL DELTA - TROIS-RIVIÈRES, LE 22 OCTOBRE 1999, À 16H15.

 

ORDRE DU JOUR

1 - Adoption de l'ordre du jour
2 - Adoption du procès-verbal de la dernière assemblée
générale (17 octobre 1998)
3 - Rapport du Comité des mises en candidature et élections
4 - Rapport de la présidente
5 - Rapport de la trésorière et adoption des États finan
ciers vérifiés de 1998-1999
6 - Nominaton du vérificateur
7 - Nomination d'un comité consultatif sur les structures
administratives de l'Institut
8 - Rapport de la directrice de la RHAF
9 - Rapport du Comité des archives
10 - Rapport du Comité étudiant
11 - Rapport du président du Congrès 1999
12 - Rapport des co-présidents du Congrès 2000 - Montréal
13 - Intervention d'un représentant de la Fédération canadienne des sciences humaines et sociales et du Conseil de recherches en sciences humaines du Canada
14 - Divers

Procès-verbal de la réunion de l'Assemblée générale annuelle de l'Institut d'histoire de l'Amérique française, tenue dans la salle Lauzon de l'Hôtel Radisson, à Québec, le vendredi 17 octobre 1998 à 17h15.

ORDRE DU JOUR

1 - Adoption de l'ordre du jour
2 - Adoption du procès-verbal de la dernière assemblée
générale (24 octobre 1997)
3 - Rapport de la présidente et minute de silence
4 - Rapport de la trésorière et adoption des États financiers vérifiés de 1997-1998
5 - Nomination du Comité de mises en candidature
6 - Nomination du vérificateur
7 - Rapport de la directrice de la RHAF
8 - Rapport du Comité des archives
9 - Rapport du Comité étudiant
10 - Rapport du comité ad hoc sur l'avenir de l'Institut
11 - Rapport de la présidente du congrès 1998
12 - Rapport du président du congrès 1999-Trois-Rivières
13 - Divers

À la suggestion de la présidente, Yvan Lamonde préside la réunion.

1 - ADOPTION DE L'ORDRE DU JOUR

Sur proposition du Comité exécutif, l'ordre du jour est adopté à l'unanimité.

2 - ADOPTION DU PROCÈS-VERBAL DE L'ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DU 24 OCTOBRE 1997

Sur proposition de Jean Roy, appuyée par Jean-Claude Robert, le procès-verbal de la réunion du 24 octobre 1997 est adopté à l'unanimité.

3 - RAPPORT DE LA PRÉSIDENTE ET MINUTE DE SILENCE

Une minute de silence est observée en mémoire des historiens décédés au cours de l'année 1997-1998: Jean Hamelin, Gordon Rothney, Stanley Bréhaut Ryerson et Pierre Savard.

Joanne Burgess rappelle ensuite les principales actions conduites par le Comité exécutif et le Conseil d'administration. Deux objectifs ont orienté leur action: la consolidation des bases financières de l'Institut et l'élévation du profil public de l'IHAF par une participation accrue aux débats sociaux mettant en cause l'histoire et la pratique historienne.

Les finances de l'Institut

Sur le front financier, l'Institut a dû mener des combats défensifs contre des modifications proposées au programme de subventions postales du ministère canadien du Patrimoine qui mettent en péril l'éligibilité de la RHAF. Il a dû également poursuivre des offensives qui ont donné des résultats: ainsi, le ministère de la Culture et des Communications a attribué à l'IHAF une subvention de 5000$ pour la réalisation de projets spéciaux.

De plus, le financement des prix littéraires de l'Institut sera assuré pour les prochaines années. Outre le prix Guy-Frégault, dont le financement sera pris en charge par Guy Frégault fils, le plus prestigieux de nos prix bénéficiera également d'un nouveau commanditaire. À ce sujet, Yvan Lamonde annonce que Yves Saint-Germain financera le prix de 1999 à 2010, à raison de 5000$ par année, et que ce prix portera le nom Prix Fondation Yves-Saint-Germain.

Après un débat sur cette question, la proposition suivante, formulée par René Durocher et appuyée par Denis Vaugeois, est adoptée (43 POUR, 1 CONTRE, 6 ABSTENTIONS):

Que le conseil d'administration de l'IHAF rencontre Monsieur Saint-Germain, l'informe que sa proposition a été reçue en assemblée générale et qu'il en est remercié; qu'on lui demande, toutefois, de maintenir le nom du prix Lionel-Groulx, étant entendu que le nom de la Fondation Yves-Saint-Germain sera mentionné lors de la remise des prix.

Participation de l'Institut aux débats publics

L'IHAF a défendu le droit à la mémoire et revendiqué un meilleur équilibre entre la protection de la vie privée et la liberté d'expression scientifique. Un mémoire en réponse au projet de loi 451 du gouvernement du Québec a été déposé et défendu en commission parlementaire. Un second mémoire a été produit dans le cadre d'une consultation menée par Industrie Canada sur la protection des renseignements personnels. Le dossier est encore actif avec le dépôt récent d'un projet de loi fédéral sur la protection de la vie privée et l'IHAF suivra l'évolution de ce dossier avec beaucoup d'attention, de concert avec ses partenaires tels que la Société historique du Canada et la Fédération canadienne des sciences humaines et sociales.

Les relations de l'Institut avec les historiens
non-québécistes

Le Conseil d'administration a mis sur pied un comité ad hoc sur l'avenir de l'Institut et sur ses relations avec les historiens non-québécistes. Les démarches en cours font l'objet du point 10 de l'ordre du jour de cette assemblée. La présidente signale que le recrutement de nouveaux membres sera une priorité pour l'année 1998-1999.

Les nouvelles technologies de l'information

Le Comité exécutif a mené à terme le projet de site internet qui avait été lancé par l'exécutif sortant. Un comité de gestion du site internet a été créé et un processus d'enrichissement et de mise à jour du contenu a été établi. D'autres dimensions du virage technologique seront traitées dans le rapport de la directrice de la RHAF.

La présidente termine son rapport en exprimant ses remerciements aux membres du Conseil d'administration. Elle remercie Denis Goulet, qui a occupé le poste de secrétaire et qui a récemment démissionné. Enfin, elle a remercié les nombreux collaborateurs de l'Institut, en particulier Lise McNicoll.

Sur proposition de Jean-Claude Robert, appuyée par Micheline Dumont, l'assemblée reçoit le rapport de la présidente.

4 - RAPPORT DE LA TRÉSORIÈRE ET ADOPTION DES ÉTATS FINANCIERS VÉRIFIÉS DE 1997-1998

Evelyn Kolish trace d'abord un bilan de l'année 1997-1998 qui se termine par un excédent des revenus sur les dépenses, ce qui permet de couvrir le déficit de l'an dernier. Cependant, il convient de noter que cet excédent n'existe qu'en raison des revenus exceptionnels (subvention de la ministre des Affaires culturelles, Louise Beaudoin, et souper-bénéfice du 50e anniversaire). Les revenus ordinaires à eux seuls ne permettent pas d'éviter un déficit. Grâce aux subventions, le déficit est réduit à 7000$. Ce n'est qu'avec les autres revenus, dons, commandites de prix, souper-bénéfice, que l'IHAF atteint un point d'équilibre financier et réalise un léger excédent des revenus sur les dépenses, et ce, malgré le bénéfice de 7812$ du congrès de 1997. De saines finances passent donc par des congrès profitables et, dans un contexte où les dépenses ont été coupées au maximum, par une augmentation de revenus.

La fragilité de notre situation financière structurelle est bien visible dans nos prévisions budgétaires pour l'année fiscale 1998-1999. Malheureusement, la campagne d'adhésion à l'Institut et de renouvellement d'abonnements à la revue n'a pu avoir lieu avant ce congrès, mais elle devrait commencer sous peu. Signalons que l'effet des hausses du coût des abonnements et des cotisations ne se fera sentir que légèrement cette année. La cueillette de commandites pour le congrès a toutefois produit de belles surprises, grâce au travail de notre excellent comité organisateur. Cette recherche de commandites sera essentielle à notre santé financière et devra être une priorité du Conseil d'administration et du Comité exécutif.

À la suite des suggestions du comité des finances mis en place l'an dernier, nous avons augmenté les tarifs pour la publicité dans la Revue. Une campagne de publicité sera instaurée incessamment. L'augmentation des frais d'inscription du congrès annuel à 60$ pour les membres réguliers et à 20$ pour les étudiants devrait donner quelques résultats positifs. Enfin, la trésorière s'est montrée encouragée par les résultats obtenus par notre vice-président quant au financement du prix le plus prestigieux de l'Institut.

Sur proposition de Robert Sweeny, appuyée par Thomas Wien, l'assemblée reçoit le rapport de la trésorière.

Sur proposition de Jean-Marc Paradis, appuyée par PaulAndré Linteau, les états financiers vérifiés de 1997-1998 sont adoptés à l'unanimité.

5 - NOMINATION DU COMITÉ DE MISES EN CANDIDATURE

Les nominations suivantes sont adoptées à l'unanimité: Réal Bélanger (président), Lucia Ferretti et Alain Lacombe.

6 - NOMINATION DU VÉRIFICATEUR

Sur proposition du Comité exécutif, la firme Samson Bélair Deloitte & Touche est nommée vérificateur des états financiers de l'Institut.

7 - RAPPORT DE LA DIRECTRICE DE LA RHAF

Fernande Roy se réjouit de la publication de l'Index décennal de la Revue et souligne la qualité des textes reçus pour fins de publication.

Sur proposition de Georges Massé, appuyée par René Hardy, l'assemblée reçoit le rapport de la directrice de la Revue.

Sur proposition de Martin Pâquet, appuyée par Denyse Baillargeon, l'assemblée adresse ses félicitations à la directrice et au Comité de rédaction pour la qualité du numéro thématique du 50e anniversaire et pour l'insertion des débats dans la revue.

8 - RAPPORT DU COMITÉ DES ARCHIVES

Martine Cardin, responsable, trace un bilan des actions entreprises par l'Institut face au projet de loi 451 sur le problème du travail historien relativement aux problèmes soulevés par la gestion des renseignements personnels. Elle souligne la retraite de Jean-Pierre Wallot des Archives nationales du Canada et la tenue d'une consultation sur le rôle et les structures administratives futurs des Archives nationales et de la Bibliothèque nationale du Canada. Elle remercie les deux étudiants qui mettent à jour le site internet de l'IHAF, ce qui permet la diffusion rapide des réactions de l'Institut.

Sur proposition de Paul-André Linteau, appuyée par Michèle Dagenais, l'assemblée reçoit le rapport de la responsable du Comité des archives.
9 - RAPPORT DU COMITÉ ÉTUDIANT

Line Gosselin, responsable, rend compte du travail du Comité étudiant au cours de la dernière année. La préparation d'une table-ronde sur l'équipe de recherche en histoire pour le présent congrès a constitué le principal projet du comité.

Sur proposition de Jean Roy, appuyée par Alain Lacombe, l'assemblée reçoit le rapport de la responsable du Comité étudiant.

10 - RAPPORT DU COMITÉ AD HOC
SUR L'AVENIR DE L'INSTITUT

Yvan Lamonde rapporte les actions entreprises par le Comité exécutif à la suite du dernier congrès: mise sur pied d'un comité ad hoc sur l'avenir de l'Institut, invitation à un historien non-québéciste à faire partie dudit comité, consultation de diverses personnes, dont les membres du Conseil d'administration, à ce sujet et tenue d'un brunch-midi de discussion sur les perspectives d'avenir. Le comité fera rapport au Conseil d'administration et ce dernier verra à adopter les suites s'il y a lieu.

Sur proposition de Jean-Claude Robert, appuyée par René Durocher, l'assemblée reçoit le rapport du vice-président du Comité exécutif.

11 - RAPPORT DE LA PRÉSIDENTE
DU CONGRÈS 1998

Joanne Daigle, présidente du Congrès 1998, remercie les membres du comité du congrès, Jacques Bernier et Donald Fyson, Geneviève Allard et Nicolas Giroux, Johanne Collin, Evelyn Kolish et Jean Roy, le département d'histoire de l'Université Laval, les conférenciers, les présidents de séance. Elle se réjouit du nombre d'inscriptions (un peu plus de 200) et souligne l'importante contribution de Lise McNicoll à la bonne marche du congrès.

Sur proposition de Denis Goulet, appuyée par Martin Pâquet, l'assemblée reçoit le rapport de la présidente du congrès 1998.

12 - RAPPORT DU PRÉSIDENT
DU CONGRÈS 1999 - TROIS-RIVIÈRES

Le président du comité organisateur, Jean Roy, invite les membres de l'assemblée à participer au congrès de 1999, qui aura lieu à Trois-Rivières sous le thème de "La ville". Le comité organisateur sollicite les communications qui devront parvenir au comité avant le 31 mars prochain. Michèle Dagenais et Lucia Ferretti se joignent au comité organisateur.

Sur proposition de Denis Vaugeois, appuyée par Jean-Marc Paradis, l'assemblée reçoit le rapport du président du Comité organisatreur du congrès 1999.
13 - DIVERS

NIL.

14 - LEVÉE DE L'ASSEMBLÉE

Sur proposition de Jean-Claude Robert, appuyée par Jean Roy, il est résolu à l'unanimité de lever la séance.

 

APPEL DE CANDIDATURES: RÉALISATION D'ÉTUDES PATRIMONIALES

Formation requise

Maîtrise en histoire ou formation équivalente

Expérience requise

Expérience de recherche en histoire ou autre expérience professionnelle pertinente, dont l'engagement dans le milieu historique ou patrimonial.

Qualifications requises

Pour chacune des études patrimoniales commanditées, le comité de sélection privilégiera le candidat ou la candidate dont le champ de recherche correspond aux caractéristiques de l'objet d'étude; il tiendra compte de sa connaissance des sources pertinentes. Lors de l'octroi de contrats de recherche, la priorité sera accordée aux membres en règle de l'Institut d'histoire de l'Amérique française.

Pour figurer dans la banque de chercheurs de l'Institut, prière de faire parvenir votre curriculum vitae aux bureaux de l'Institut. Le curriculum vitae devra être accompagné d'une lettre de présentation faisant ressortir vos qualifications (notamment vos domaines de recherche et les principales sources utilisées dans vos réalisations antérieures), du nom de trois personnes, à titre de référence, ainsi que d'un exemple de texte rédigé par vous (article, rapport de recherche, etc.).

Pour tout autre renseignement, vous êtes priés de vous adresser à Joanne Burgess, responsable des projets (987-3000, poste 8311), ou, par courriel, à burgess.joanne@uqam.ca

 

53e CONGRÈS DE L'INSTITUT D'HISTOIRE DE L'AMÉRIQUE FRANÇAISE
19, 20 ET 21 OCTOBRE 2000 À MONTRÉAL

ÉDUCATION ET SOCIÉTÉ

Qu'il passe par l'école, la famille ou toute autre institution, l'apprentissage des savoir-faire et des connaissances a été, de tout temps et pour toutes les sociétés, l'une des fonctions les plus génératrices de sens et d'histoire. Il n'est pas étonnant que les rapports entre l'éducation et la société aient largement été étudiés par la communauté des historiens de l'Amérique française.

Nous sollicitons non seulement la participation des spécialistes de l'histoire de l'éducation, mais également de ceux dont les travaux touchent de près ou de loin à un des multiples aspects de la question. On pense, notamment, aux rôles joués par l'État et l'Église dans l'éducation du peuple, à l'instruction des différentes communautés culturelles, au rôle de l'école comme instance de reproduction sociale et de rapports de force ou encore aux formes non institutionnelles d'apprentissage. De plus, l'Institut souhaite vivement accueillir les historiennes et les historiens qui, intéressés par le thème, ne travaillent pas nécessairement sur l'Amérique française.

Nous vous invitons donc à faire parvenir vos propositions (maximum 300 mots) ainsi qu'un court curriculum vitae d'ici le 31 mars 2000. Bien entendu, comme par le passé, le comité organisateur du congrès recevra avec intérêt les projets de communication portant sur d'autres thèmes.

Faites parvenir vos propositions de participation ou de session avec vos coordonnées complètes à:

Robert Gagnon
Département d'histoire
Université du Québec à Montréal
C. P. 8888 - Succ. Centre-Ville
Montréal, QC
H3C 3P8
télécopieur (514) 987-7726
gagnon.robert@uqam.ca
Lise McNicoll
Institut d'histoire de l'Amérique française
261 avenue Bloomfield
Montréal, QC
H2V 3R6
télécopieur (514) 271-6369
ihaf@ihaf.qc.ca

 


INSTITUT D'HISTOIRE DE L'AMÉRIQUE FRANÇAISE
BILAN AU 31 MARS 1999
 

   1999 1998
 Actif à court terme:    
 Encaisse  30 490$  10 899$
 Débiteurs  10 945  11 920
 Frais payés d'avance  1 196  1 845
42 631  24 664 
 Placements à long terme  78 917 31 951 
 Immobilisations corporelles 4 378   5 960

 Actif total
 125 926 62 575 
     
 Passif à court terme:    
 Créditeurs et charges à payer 7 943  2 949 
 Abonnements non échus 13 699  12 940 
 Cotisations non échues  6 339 5 899 
 Fonds en dépôts 4 500   
 Subventions perçues d'avance 60 409 

 Passif total
92 890  21 788 
 Surplus cumulés 33 036  40 787 
  125 926  62 575 

 

REVENUS ET FRAIS D'OPÉRATION -REVUE
de l'exercice terminé le 31 mars 1999
   1999 1998
REVENUS
   
Abonnements 23 549$  29 459$
Publicité 3 135 3 225
Ventes de revues 2 261 942
Subventions  46 653 49 653
 TOTAL DES REVENUS 75 598$ 83 279$
DÉPENSES    
Salaires et charges sociales  33 307$  34 688$
Assurances  411  353
Corrections  2 150  2 114
Cotisations (ACRS)  145  125
Déplacements  387  600
Expédition  1 386  1 204
Fonds de retraite (J. Rémillard)  3 750  3 750
Formation  122  140
Fournitures de bureau  12 585  9 093
Frais bancaires  659  98
Frais de vente  2 008  1 821
Honoraires  5 460  2 808
Impression et mise en page  12 539  14 619
Photocopies  1 002  1 517
Publicité  103  185
Réunions  311  151
Secrétaire à la rédaction  10 806  10 495
Télécommunications  1 288  1 611
Traduction  223  819
Amortissement    
 --Mobilier  309  386
 --Matériel informatique

878

1 255

TOTAL DES DÉPENSES  89 829.$ 87 832.$ 
EXCÉDENT DES DÉPENSES SUR LES REVENUS (14 231.)$  (4 553.)$ 

 

REVENUS ET FRAIS D'OPÉRATION -INSTITUT
de l'exercice terminé le 31 mars 1999
   1999 1998
REVENUS
Cotisations de membres  13 210.$  15 770.$
Congrès
 28 167  19 320
Dons  1 400  2 249
Revenus divers et intérêts  3 202  2 982
Souper bénéfice    10 200
Subventions  10 146  17 421
Répertoires
 73  132
Prix Brunet-Frégault-Groulx  1 750  4 750
 TOTAL DES REVENUS 57 948.$  72 824.$ 
DÉPENSES    
Salaires et charges sociales
 11 102$  11 129$
Assurances
 137  118
Bulletin
 1 841  1 496
Cotisations (FCSHS, AEC)
 2 855  2 861
Congrès
 26 085  14 654
Déplacements
 934  1 271
Fonds de retraite (J. Rémillard)
 1 250  1 250
Formation   37  47
Fournitures de bureau
 1 759  2 847
Frais bancaires
 2  525
Frais de vente   297  66
Honoraires
 1 219  1 166
Photocopies
 779  1 079
Prix Brunet-Frégault-Groulx  1 750  4 750
Publicité
 34  391
Réunions  448  390
Souper bénéfice
   8 906
Télécommunications  544 748
Amortissement    
--Mobilier
 103  128
--Matériel informatique  292  418
TOTAL DES DÉPENSES  51 468.$ 54 240.$
EXCÉDENT DES REVENUS SUR LES DÉPENSES 6 480.$ 18 584.$
DÉFICIT (PERTE) DE L'EXERCICE  (7 751.)$  14 031.$

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