L'histoire du S.S. Central-America, le navire d'or

par Stéphane Tardif

Nous sommes en 1857 à San Francisco. La ruée vers l’or, qui n’a pas encore dix ans, continue encore à extraire le métal le plus admiré du monde, le plus précieux, le plus cher, de l’or brillant sous forme de pépites. Un des places la plus occupée de la ville est la maison de la monnaie de San Francisco, en opération depuis 1854 et dont l’activité principale est de frapper des pièces en or de 20 dollars.

Depuis San Francisco, ces pièces sont envoyée à différentes places aux États-Unis, et bien sûr partout dans le monde, car les États-Unis utilisaient ces pièces de 20 dollars pour les transactions avec les autres pays. Avant que le chemin de fer transcontinental soit complété (en 1869), le plus sécuritaire et le plus facile moyen de transporter des articles de valeurs était par navire, de San Francisco jusqu’à Panama, ensuite à travers 70 km de chemin de fer de Panama jusqu’à l’Océan Atlantique où un navire prend la cargaison et la transporte vers l’est des États-Unis.

Un de ces navires est la vapeur à roue de 280 pieds, le S.S. Central America, commandé par le capitaine William Lewis Herndon. Le 3 septembre 1857,477 passagers et 101 membres d’équipage montent à bord au Panama. Au même moment, on charge à bord des milliers de pièces d’or fraîchement frappée et une centaine de lingot d’or.

Le voyage promettait d’être fantastique, avec un ciel ensoleillé, une mer calme et une brise tropicale. Contre toute attente, le vent de leva mercredi le 9 septembre. Mais aucune alarme, car les tempêtes passent souvent et c’est seulement une question de temps avant que celle-ci ne soit passée. Mais ce ne sera pas le cas, les vents augmentent d’intensité et des vagues de 3m, 6m et beaucoup plus sèment la peur parmi les passagers. Le 11 septembre a été un point tournant, le S.S. Central America était vraiment en détresse, il prenait beaucoup d’eau, les voiles était déchirées et beaucoup de passagers avaient le mal de mer. À midi, les machines arrêtèrent de fonctionner. Sans vapeur, les pompes pour combattre les inondations étaient sans aucune utilité.

Le jour suivant, vend le 12 septembre, la fin semblait inévitable. Quelques passagers chanceux, principalement des femmes et des enfants purent quitter le navire, sur une barque venue à la rescousse. À 20 heures, le navire coula en emportant la vie de 425 personnes et sa précieuse cargaison de pièces et de lingots d’or.

La découverte de l’or par le groupe Columbus-America

Plusieurs centaines de mètres sous l’océan, près des côtes de la Caroline, se trouve l’épave du navire et son contenu. Dans le temps, les funérailles ont eu lieu, les assureurs ont payés et le Central America, presque oublié…

Tommy Thompson et ses associés fondèrent le groupe Columbus-America et se mirent à la recherche du navire dès 1987. Ils utilisèrent un vieux brise-glace canadien, le Artic Discover et l’équipèrent avec des équipements électroniques sophistiqués tel que sonar latéral. Nemo, un robot de recherche en profondeur, a été utilisé et le 11 septembre 1987, presque 130 ans exactement après le naufrage, le S.S. Central-America a été découvert. Ils commencèrent le recouvrement, employant une méthode où presque chaque pièce a été maniée individuellement par un bras commandé à distance depuis le navire en surface. Chaque pièce récupéré au fond de l’océan fut mis dans un contant spécial et remonté à la surface. Formidable, les pièces sont à la même condition qu’elles étaient en septembre 1857, sans aucune égratignure.

Ces pièces de 20 dollars en or sont maintenant disponible pour les collectionneurs. Elles sont uniques en terme de qualité, disponibilité et pedigree. Chaque pièce a son numéro de série. Environ 5000 pièces de 20 dollars en or 1875-s du S.S. Central-America sont mise en vente. Bien sûr, ce n’est pas tout le monde qui pourra en acheter, car évidemment les pièces sont assez chères.

Voici une liste des prix par état de conservation. MS-66 29,500 US$ MS-65 15,500 US$ MS-64 9,900 US$ MS-63 7,100 US$ MS-62 5,550 US$ AU-58 3,600 US$

Copyright © Stéphane Tardif 2000

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